Colonel Franck Marescal : « la Gendarmerie s’intéresse aux transports intelligents »

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Le blog du Congrès ITS de Bordeaux a rencontré l’officier qui, au sein de la Gendarmerie, dirige le tout nouvel Observatoire Central des Systèmes de Transports Intelligents. Le colonel Franck Marescal a rencontré bon nombre d’experts à l’occasion du congrès, notamment pour évoquer les risques de piratage informatique.

La Gendarmerie a donc mis en place un Observatoire sur les ITS. C’est tout nouveau ?

Oui, l’Observatoire a été créé en juin 2015. Il est né d’une réflexion du conseiller scientifique du Directeur de la Gendarmerie, qui a bien identifié les enjeux liés au véhicule connecté, par extension au véhicule autonome, et plus globalement par rapport aux transports intelligents et aux objets connectés. Il a été décidé de créer cet observatoire afin de répondre à un double objectif : réfléchir aux vulnérabilités qui existent dans tous ces systèmes et profiter de ces nouvelles technologies pour développer de nouveaux modes d’action.

La cyber-attaque des véhicules, c’est un risque réel ?

On en a entendu parler cet été aux Etats-Unis. Quand on lit les publications scientifiques, on voit que dans les labos de recherche on sait faire beaucoup de choses dans ce domaine. Donc, c’est un vrai risque, qui est pris en compte en général par les constructeurs, les équipementiers et par les start-ups. La Gendarmerie, qui joue un rôle de prévention, est aussi là pour indiquer que certaines menaces existent et pour alerter les acteurs. Il y a tout un tas d’unités qui sont spécialisées dans l’analyse des ordinateurs et la surveillance d’Internet. On voudrait éviter de développer ces mêmes compétences pour les véhicules.

Avez-vous rencontré sur le congrès des interlocuteurs permettant de nourrir vos réflexions ?

Ce que je recherche, globalement, c’est de bien connaître les acteurs. Et ici, on peut rencontrer des spécialistes qui viennent parfois de très loin. J’ai par exemple discuté avec un japonais qui m’a montré quelque chose qui n’existe encore nulle part ailleurs. Le Congrès me permet de compléter mon réseau, afin de connaître les développeurs dans les grandes entreprises et les labos de recherche. Cela va aider la Gendarmerie à développer en interne de nouveaux outils et de nouveaux moyens pour améliorer la sécurité routière ou la sécurité en général.

Est-ce que le public a des raisons de s’inquiéter ?

Globalement, la menace est sans doute un peu sous-estimée. On sait ce que représente une cyber-menace sur un ordinateur. C’est un domaine sur lequel des milliers de personnes travaillent en France. Et pourtant, le risque est toujours présent. Lors des dernières assises sur la cyber-sécurité, les experts ont indiqué que les hackers étaient de plus en plus forts et de plus en plus professionnels. Ces cyber-criminels échangent de plus en plus entre eux pour trouver des angles d’attaque. Donc, si on applique ce raisonnement au véhicule, on voit qu’il y a un vrai danger. On a encore du mal à l’estimer, mais il est nécessaire que les acteurs discutent tous ensemble de façon à trouver des solutions globales. C’est ce que j’entends ici dans les allées du Congrès et dans les présentations. Le rôle de l’Observatoire mis en place par la Gendarmerie est d’identifier tous ces acteurs et de les accompagner dans la prévention des risques, dans un premier temps sur le véhicule connecté.

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