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Galileo poursuit son déploiement

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Alors que le Congrès Mondial des ITS de Bordeaux approche, deux nouveaux satellites destinés au système européen de navigation Galileo ont été placés en orbite « avec succès », hier, par le lanceur russe Soyouz. « La mission a été parfaitement réussie », a déclaré Stéphane Israël, le PDG de la société française Arianespace, du centre spatial guyanais.

La fusée Soyouz avait décollé du port spatial de l’Europe, à Kourou, en Guyane française, le 10 septembre au soir. Tout a fonctionné comme prévu et Fregat, l’étage supérieur de la fusée, a largué les satellites sur leur orbite cible, à une altitude proche de 23 500 km, 3 heures et 48 minutes après la mise à feu du lanceur.

Il s’agit des neuvième et dixième satellites de la constellation Galileo, qui doit en compter trente d’ici à 2020. « Le rythme de déploiement de la constellation Galileo s’accélère », a estimé Jan Woerner, directeur général de l’Agence spatiale européenne.

Projet emblématique de la Commission européenne, Galileo vise à réduire la dépendance de l’Europe à l’égard du GPS américain (Global Positioning System), tout en améliorant les services rendus aux utilisateurs grâce à sa très grande précision dans de nombreux domaines.

Les technologies issues des satellites seront au coeur du congrès en octobre prochain.

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Localisation par satellite : vers des récepteurs multi-sources et plus performants

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Tous les modes de transport ont largement recours aujourd’hui aux systèmes de positionnement par satellites, que le grand public connaît mieux sous le nom de GPS – du nom de ce système mis en place par l’US Air Force -, mais que les experts résument plus globalement sous le nom de GNSS.

En combinant ces systèmes à des capteurs embarqués et à des systèmes de communication V2X, (ou Car2X) de façon pouvoir faire dialoguer les véhicules entre eux et avec l’infrastructure, les futurs récepteurs multi-fréquence et multi-constellation amélioreront considérablement les performances en termes de positionnement et contribueront au développement d’une multitude d’applications innovantes pour les transports intelligents.

Le système Galileo apportera des services supplémentaires visant à accroître les performances, la fiabilité des applications et la robustesse du système de positionnement. En association avec le réseau EGNOS, il peut apporter un véritable plus pour le déploiement des ITS. C’est d’ailleurs tout le sens du projet Jupiter, dont il sera question à Bordeaux.

Les communications par satellites offrent ainsi un potentiel suffisant pour proposer des liaisons sécurisées à l’usage des services d’urgence et de la police, et permettre les communications entre les véhicules et les infrastructures dans des pays où les réseaux terrestres sont incomplets. Les satellites d’observation terrestre constituent en outre des sources d’informations supplémentaires pour la mise à jour des cartes numériques, la surveillance des infrastructures et des émissions, ainsi que pour les prévisions météorologiques.

Lors du Congrès ITS de Bordeaux, on pourra voir notamment des exemples d’hybridation des récepteurs GNSS avec d’autres capteurs (vidéo, lidar), de cartographie collaborative dans le cloud , ou encore de géolocalisation fiable pour les services ITS essentiels.

Dans le cadre de cet événement, le cluster Topos Aquitaine présentera justement son savoir-faire à travers le projet Live Tracking, soutenu par la région Aquitaine. Il permettra le monitoring à distance de tous les véhicules présentés lors des démos (dont les véhicules autonomes). Au sein d’une salle de contrôle reprenant les techniques de réalité augmentée, les participants pourront tracer les véhicules, vérifier leur état, et contrôler les démos sur les innovations en cours, grâce à des interfaces en 3D.