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Colas lance la route solaire

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Voici un exemple combinant route intelligente et développement durable. Colas présente actuellement, dans le cadre du salon World Efficiency, qui se tient actuellement à Paris, Porte de Versailles, sur le stand du groupe Bouygues, le concept Wattway.

C’est un concept de revêtement routier photovoltaïque unique au monde. Les dalles comprennent des cellules photovoltaïques enrobées dans un substrat multicouche. Ces cellules captent l’énergie solaire au travers d’une très fine feuille de silicium polycristallin permettant de produire de l’électricité. Connectées à un boîtier latéral en sous-face intégrant les composants de sûreté électrique, les dalles sont adaptables aux routes du monde entier et capables de supporter la circulation de tout type de véhicule, y compris les poids lourds.

Très fines (quelques millimètres d’épaisseur) et pourtant résistantes, antidérapantes, conçues pour durer, les dalles Wattway sont posées et collées directement sur la chaussée, sans travaux de génie civil. Elles peuvent donc utiliser les infrastructures déjà existantes.

Grâce à 1 km linéaire de route équipée de dalles Wattway, il est possible d’éclairer une ville de 5 000 habitants (sources ADEME).

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Dès lors que la route produit de l’électricité, elle est connectée. Le développement massif de capteurs permet d’avoir en temps réel des informations sur l’état du trafic, de gérer celui-ci de façon dynamique et de mettre en place des systèmes d’autodiagnostic de la chaussée, dans une perspective de route intelligente et communicante. On peut imaginer également un rechargement des véhicules électriques par le biais de la technologie de l’induction

Wattway est proposé, pour des sites pilotes, à des partenaires publics (collectivités locales) et privés (entreprises) souhaitant participer au lancement de cette innovation dans le cadre de la politique de transition énergétique.

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Gestion du trafic : une expertise reconnue en France

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Le Congrès Mondial sur les ITS de Bordeaux sera l’occasion pour les visiteurs de mesurer le savoir-faire des opérateurs français. Un savoir-faire reconnu, qu’il s’agisse de la gestion du trafic en Ile-de-France avec Sytadin, à Bordeaux avec Gertrude, Lyon avec Coraly, ou tout simplement sur l’ensemble du réseau national, où les routes françaises à fort trafic sont équipées de capteurs qui mesurent en temps réel le nombre des véhicules, leur vitesse et leur répartition par type. Ces données permettent de calculer des temps de parcours et de faire des prévisions sur les niveaux de trafic.

Les mesures de gestion dynamiques du trafic ont pour but d’optimiser l’usage des capacités disponibles :
– régulation des accès : on limite l’accès à la voie rapide afin de conserver la fluidité

– régulation dynamique des vitesses : on abaisse la vitesse limite pendant les périodes très chargées pour garantir l’écoulement

– affectation dynamique de certaines voies à certaines heures en fonction du trafic : circulation sur la bande d’arrêt d’urgence des autobus, inversion du sens de circulation pendant les pointes du matin et du soir, interdiction temporaire de dépassement pour les poids lourds, voies réservées au covoiturage.

La France a également déployé des CIGT (Centres d’ingénierie et de gestion du trafic). C’est  une structure opérationnelle chargée d’élaborer et de mettre en œuvre la stratégie d’exploitation de la route sur une zone géographique ou sur un réseau spécifique.

Les missions d’un CIGT sont de :

– coordonner les interventions des équipes de sécurité sur le terrain, gérer le trafic routier,

– informer les usagers sur les évènements en cours ou prévisibles,

– échanger des informations en temps réel avec l’ensemble de ses partenaires (CRICR*, forces de l’ordre, autres exploitants…).

Le futur se dessine déjà avec le projet SCOOP, qui consiste à faire dialoguer les véhicules avec l’infrastructure. Quelque 3 000 véhicules connectés vont ainsi évoluer à partir de cette année sur près de 2 000 km de routes. Dans le cadre de ce projet, qui associe différents gestionnaires (Etat, sociétés d’autoroutes, départements, communautés urbaines), les partenaires testeront les réseaux téléphoniques 3G-4G et les systèmes coopératifs de type G5**.

Une démo sera visible pendant le congrès ITS de Bordeaux.

 

*Les Centres Régionaux d’Information et de Coordination Routières ont été créés en 1972. On en dénombre 7 en France à Metz, Lyon, Bordeaux, Lille, Marseille, Rennes et Créteil.

**Norme définie par l’ETSI et de type Wi-Fi 802.11p