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L’équipe d’ITS Bordeaux sera au rendez-vous de la COP21

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Comme ce blog l’avait déjà annoncé, le comité d’organisation du Congrès ITS de Bordeaux et ATEC-ITS France remettront aux organisateurs de la COP21 le Manifeste qui reconnaît le rôle des transports intelligents en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. A ce propos, une étude récente (réalisée par une filiale d’Assystem pour l’Union Européenne) indique que les TIC appliquées aux véhicules et à l’infrastructure routière permettraient de réduire de 15 % les rejets de CO2.

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En parallèle de la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques, il sera possible de visiter Solutions COP21, une exposition ouverte gratuitement et à tous au Grand Palais, afin de rencontrer les acteurs qui proposent des solutions concrètes.

On y retrouvera des stands, dont un pavillon sur la mobilité, axé sur les énergies alternatives (véhicule électrique et hydrogène). Bordeaux Métropole et la Région Aquitaine ont apporté leur concours à cet événement, en particulier autour du vélo à hydrogène avec Pragma Industries et Atawey.

Des conférences sont également prévues, avec la participation active de partenaires comme Renault-Nissan et Michelin qui étaient présents à ITS Bordeaux. Et le débat se prolonge sur le web avec le Hub des solutions climat.

Au cœur de Paris, l’expo sera ouverte du 4 au 10 décembre, de 12 h à 18 h en semaine et 10 h à 20 h le week-end.

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Et puis au Bassin de la Villette, dans le cadre de l’animation Paris de l’Avenir, on pourra voir plusieurs véhicules écologiques. On retrouvera même le véhicule autonome de VEDECOM, celui-là même qui s’était taillé un si grand succès à ITS Bordeaux.

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Toyota présentera ses solutions liées aux ITS au salon de Tokyo

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A l’occasion du salon de l’automobile de Tokyo, et au sein de l’expo Smart Mobility 2015, Toyota mettre l’accent sur deux thèmes majeurs : le transport intelligent et l’autopartage.

Lancé récemment par Toyota, le pack de sécurité ITS Connect repose sur les communications de véhicule à véhicule (V2V) et de véhicule à infrastructure (V2I), afin d’apporter plus de sécurité au volant. Comme l’a annoncé Toyota en début de mois, le pack ITS Connect équipera la nouvelle Crown (lancée le 1er octobre) et la Prius (dont le lancement est prévu en décembre au Japon), puis un autre modèle d’ici la fin de 2015.

Sur son stand, la marque a prévu de représenter un carrefour où seront placés un modèle réduit de voiture, des capteurs de piétons et une antenne de fréquence 760 MHz. Cette simulation montrera l’efficacité du dispositif de sécurité, qui échangera des informations en temps réel avec le modèle réduit.

La démo expliquera également la fonction d’évitement de collision lors d’un virage à droite d’ITS Connect, en décrivant le fonctionnement des détecteurs de piétons ainsi que l’instant et les méthodes d’alerte du conducteur via l’interface embarquée homme-machine. Seront également présentés la notification de présence d’un véhicule de secours, une fonction d’ITS, et le régulateur dynamique de vitesse qui utilise la communication V2V pour maintenir une distance de sécurité entre les véhicules.

Le modèle choisi pour faire la démonstration de ces fonctions n’est autre que la toute nouvelle Prius. De plus, des présentoirs donneront un aperçu des services V2I et V2V mis en œuvre sur cette version du dispositif de sécurité, ainsi que de certaines technologies ITS que Toyota compte déployer à l’avenir.

L’autre thème majeur est l’autopartage. Toyota présentera ainsi Ha:mo, un service déjà expérimenté sur le terrain à Toyota City, au Japon, depuis octobre 2012 et à Grenoble, en France, depuis octobre 2014. Il vient aussi de débuter à Tokyo en collaboration avec Park24 et pourrait faire son apparition prochainement dans des lieux touristiques.

Le stand présentera également une simulation interactive. On pourra y découvrir notamment une fonction de guidage d’itinéraire basée sur un dispositif sophistiqué d’identification personnelle et de reconnaissance vocale, doublé d’un grand affichage « tête haute ». Il devrait équiper les véhicules Ha:mo de future génération.

 

Valeo s’implique dans les ITS

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On a surtout retenu de l’équipementier français sa démonstration convaincante de véhicule autonome, avec une VW Golf équipée de son fameux scanner laser (SCALA) lors du Congrès ITS de Bordeaux. Mais, Valeo est également un acteur en pointe sur la connectivité. Il développe des applications pour smartphones et montres connectées, comme le système InBlue qui permet de consulter à distance des données sur le véhicule, et même de le partager.

Ce partenaire de référence dans l’automobile s’implique même de plus en plus dans le domaine des ITS.

Ainsi, en novembre prochain, Valeo lancera avec Geely, un constructeur chinois, son premier boîtier télématique avec fonction « Emergency Call » pour permettre au véhicule de contacter directement les secours en cas d’accident. Dès 2015, tous les véhicules neufs de Russie devront être équipés en série de ce service « ERA-GLONASS ». L’équipementier travaille également sur le projet « eCall » qui est la norme équivalente pour le marché européen et qui sera, lui, obligatoire dès 2018.

Par ailleurs, Valeo coopère en Chine avec l’université de Tsinghua (Pékin) sur les premières expérimentations de la technologie Car2X, qui permet aux véhicules de communiquer entre eux et avec l’infrastructure routière.

Seval Oz (Continental) « La Silicon Valley est un accélérateur d’innovations »

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Le blog du Congrès ITS de Bordeaux avait rencontré la semaine dernière Seval Oz, Président de la division ITS de Continental. Cette ancienne de Google, qui faisait partie de l’équipe de développement des voitures sans chauffeur, a rejoint l’équipementier allemand et pilote depuis la Silicon Valley une branche qui consiste à faire le lien avec le cloud et les objets connectés.

Par rapport à votre ancien poste, qu’est-ce qui change au niveau de l’organisation quand on rejoint une firme automobile ?

Il faut du courage pour concrétiser ses idées. Je pense que Continental a réalisé qu’il avait besoin de développer plus vite des innovations pour garder l’avance technologique requise et maintenir son rang. En conséquence, le défi pour moi est d’arriver à intégrer mes idées et de faire évoluer cette société.

Pourquoi est-ce si important d’être au cœur de la Silicon Valley ?

C’est un état d’esprit. C’est un environnement unique qui favorise la créativité, le développement des technologies et leur financement, le tout à une vitesse incroyable. On peut parler d’un vortex, qui concentre des grandes écoles comme Stanford, Berkeley et toutes les universités de Californie, mais aussi des sociétés de capital-risque qui sont prêtes à prendre des risques. Cet environnement peut être répliqué, et c’est d’ailleurs le cas en ce moment en Chine – d’où l’émergence de nouveaux champions comme Alibaba et Baidu – ou encore en Inde et à Singapour. Néanmoins, je pense que la Silicon Valley reste assez unique, car elle attire beaucoup d’entrepreneurs. Cette diversité est un accélérateur d’innovations.

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Vous êtes en poste depuis un an et vous avez profité du dernier Congrès ITS de Bordeaux pour présenter vos premières réalisations. Pouvez-vous nous les présenter ?

Elles sont au nombre de deux. La première est ce que j’appelle la base de données sur la route, qui préfigure les futures mises à jour de cartes… sans avoir besoin de se reposer sur des cartes. Il s’agit en fait d’une création de cartes dynamiques, à partir des caractéristiques de la route telles qu’elles sont perçues et analysées par les capteurs du véhicule. Ce sont des données précises et réactualisées en permanence. Le fait que la voiture sache exactement où elle se trouve va nous aider pour le futur. Imaginez tout simplement que le véhicule soit capable de créer des cartes au fur et à mesure qu’il se déplace (« Maps as you go »). C’est un plus pour la sécurité, car il devient possible d’interagir avec l’environnement en cas de danger.

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Et la seconde innovation ?

Ce que nous appelons « Holistic Connectivity » fait le lien avec le monde de l’électronique grand public. L’idée est d’avoir une continuité de service dans le véhicule, aux alentours et en dehors, ainsi que des applications de contrôle à distance. C’est aussi une façon de s’ouvrir à de nouvelles évolutions, comme l’économie du partage avec le covoiturage dynamique. Les réseaux sans fil sont la clé de ce futur. Il faut également développer une place de marché, de façon à permettre à l’utilisateur d’accéder à ces applications. Continental est dans une position assez unique, car il connaît parfaitement l’écosystème lié au véhicule. Je pense que si nous avançons assez vite, la société serait en mesure de proposer des services, pas seulement pour les constructeurs automobiles, mais aussi pour les gestionnaires de flottes, les loueurs. C’est même un moyen de conquérir de nouveaux marchés, y compris ceux qui n’existent pas encore.

COP21 : l’impact des ITS sur le climat

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Comme nous l’avons déjà annoncé sur ce blog, le Congrès ITS de Bordeaux va servir aussi de rampe de lancement pour la COP21, qui aura lieu au Bourget à partir de la fin novembre. Ce matin, un atelier sur le rôle des transports intelligents en matière de développement durable et leur impact sur le changement climatique a été organisé, à l’initiative du ministère de l’Ecologie, de l’UNECE, du Challenge Bibendum et du PREDIM.

On a pu y entendre Michel Labardin, de Bordeaux Métropole, qui a évoqué l’action de Bordeaux pour faire évoluer la mobilité, avec un ensemble de solutions (tram, autopartage, covoiturage, vélo en libre-service, navettes fluviales).

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Jean Todt, le Président de la FIA, était présent à cette conférence, inscrite parmi les « associated events ».

Mais, l’information la plus importante est la publication d’un manifeste, qui a été rédigé après la table ronde plénière des ministres de lundi sur le changement climatique (fermée au public et à la presse).

Table ronde ministérielle

Que dit ce document (« Bordeaux 2015 Manifesto, ITS adressing climate change ») ? Ce manifeste reconnaît la capacité des systèmes de transport intelligent de réduire les émissions de CO2, avec des applications aussi diverses que les véhicules connectés et autonomes, l’électromobilité, l’information multimodale et les technologies qui permettent de trouver plus facilement une place de parking ou encore de diriger les usagers vers des parcs-relais pour changer de mode de transport.

Les ITS permettent surtout de mieux utiliser les infrastructures existantes. Par ailleurs, la collecte des données (big data) de façon anonyme permet aux opérateurs de transport de bénéficier d’informations précieuses pour la prédiction du trafic et les usages.

Le manifeste appelle à une action en faveur du déploiement de ces solutions, au niveau local, national et international et à un partage des bonnes pratiques. Un message qui sera relayé en France par ATEC-ITS France et Topos Aquitaine, et que l’on entendre lors de la COP21.

Le Congrès ITS de Bordeaux présentera des solutions pour le dernier km

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Lancé en avril dernier par la Fondation LISEA* Carbone, un appel à projets a été lancé à destination des étudiants, des laboratoires universitaires ou de jeunes entreprises innovantes des régions de Bordeaux et Poitiers. La problématique est celle du « dernier kilomètre ».

Si le train est considéré comme un moyen de transport à bas CO2, il se pose une question essentielle une fois qu’on est arrivé à la gare : comment se rendre à sa destination finale ? Pour l’usager, il ne s’agit plus seulement d’acheter un billet de train mais de maîtriser la totalité de la chaîne de son déplacement en intégrant les transports publics, le covoiturage, le vélo, la marche à pied, etc.

Dans le contexte actuel des Smart Cities, des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et bien sûr des Systèmes de Transports Intelligent (ITS), de nouvelles solutions peuvent être proposées. C’est tout l’enjeu de l’appel à projets émis par la fondation LISEA Carbone, en association avec l’Université de Bordeaux et celle de Poitiers.

Le périmètre de l’appel à projets intègre les gares TGV et TER ainsi que les terminus et points d’arrêt des réseaux de transports en commun (tram, bus, etc.) dans le prolongement de ces
gares.

Dans une logique de développement durable, les projets pourront porter sur des domaines tels que l’information digitale, les applications Internet et mobiles, les Transports Intelligents, ainsi que les véhicules éco-responsables (à l’exception des motorisations thermiques), ou encore les services centrés sur les modes de transports collectifs.

Les dossiers seront examinés par un jury qui proposera une liste de lauréats au mois de septembre, puis les lauréats seront récompensés lors de la remise officielle, à l’occasion du Congrès Mondial sur les ITS.

 

*Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique

HERE sélectionné pour un projet pilote d’ITS en Finlande

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La filiale du groupe Nokia*, spécialiste de la cartographie et des services de navigation, annonce avoir été sélectionnée par les Autorités de Transport Finlandaises pour diriger un projet pilote visant à communiquer des alertes de sécurité entre automobilistes en circulation.

Premier du genre à être initié en accord avec la directive européenne sur les ITS, ce projet baptisé COOP va permettre d’évaluer les réseaux mobiles et des technologies Cloud de localisation, en testant notamment leur capacité à communiquer rapidement des informations critiques de sécurité, tels que des plaques de verglas, un animal sur la route, une congestion inattendue ou encore un accident.

Prévue pour débuter en 2016, dans la région d’Helsinki, cette expérimentation permettra de déterminer comment la technologie peut rendre la conduite plus sûre, alors que les voitures deviennent de plus en plus connectées.

Le projet ne nécessite pas de balises en bord de route. Néanmoins, HERE étudie comment intégrer une infrastructure équipée si cela s’avérait nécessaire.

 

*Nokia a accepté le rachat de HERE par un consortium formé d’Audi, BMW et Daimler, qui détiendront chacun des parts égales. La transaction sera finalisée en 2016.

Michelin se mobilise pour le climat à l’occasion du Congrès ITS

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La question du changement climatique sera abordée lors du 22ème Congrès Mondial sur les ITS. Il y aura d’une part une conférence ministérielle « ITS for the climate », le premier jour dans l’après-midi, le 5 octobre, mais aussi une session spécifique prévue le 7 octobre organisée par l’UNECE (Commission Economique pour l’Europe des Nations Unies) et la PREDIM* (Plateforme de Recherche et d’Expérimentation pour le Développement de l’Innovation dans la Mobilité). Elle se fera en association avec l’IAU îdF (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile-de-France) et Michelin, via le Challenge Bibendum*.

Que vient faire le fabricant de pneus dans ce type d’événement ?

Il se trouve que Michelin est un pionnier de la mobilité durable. Il s’intéresse depuis longtemps aux énergies nouvelles en tant que partenaire des constructeurs automobiles et son intérêt pour l’univers du digital l’amène à considérer les évolutions dans le domaine du véhicule connecté et du transport intelligent.

D’autre part, la firme de Clermont est partenaire de la COP21, la fameuse conférence sur le climat qui aura lieu au Bourget près de Paris, vers la fin de l’année. Il est vrai que le transport sera l’un des domaines où des actions seront nécessaires. Il faut savoir qu’il représente 23 % des émissions de CO2 dans le monde et que c’est le premier secteur en consommation d’énergie dans 40 % des pays du monde.

Michelin a contribué d’ailleurs à la création d’une plateforme qui a pour nom PPMC (Paris Process on Mobility and Climate), et qui a été dévoilée fin mai dans le cadre de la conférence des ministres européens du Transport à Leipzig. A travers le Challenge Bibendum, qui est sa structure de réflexion sur la mobilité durable, et avec l’aide du Slocat (Sustainable Low Carbon Transport), la firme de Clermont appelle à un regroupement des acteurs du transport pour avancer des propositions lors de la conférence de Paris. 150 membres seraient déjà recensés dans le cadre de la plateforme.

Le PPMC regroupe l’automobile (à travers la mobilité électrique et la réduction de consommation), le transport routier, l’aviation, le train et les transports publics. Il organisera un Transport Day le 6 décembre à Paris, pendant la COP21.

Mais, avant la conférence sur le climat, la session du 7 octobre pendant le Congrès ITS de Bordeaux sera déjà l’occasion d’évoquer le rôle que peuvent jouer les technologies liées au transport intelligent pour atténuer le réchauffement. Il sera question entre autres d’éco-conduite, de véhicules autonomes, de logistique urbaine et de transfert vers d’autres modes de déplacement grâce aux applications mobiles.

Michelin s’associe à cette démarche en faveur d’un transport plus efficace.

 

*Plateforme qui réunit l’Etat (Ministères chargés des Transports, de l’Industrie et de la Recherche), le GART, le STIF, l’UTP, la Ville de Paris, la FNAUT, l’ADEME, l’association ATEC-ITS France, l’IFSTTAR et le CNRS.

**Evénement qui sert à promouvoir la mobilité durable au niveau international et qui joue le rôle d’un think Tank. La première édition a eu lieu en 1998 en France à Clermont-Ferrand et la dernière en 2014 à Chengdu en Chine.

Télécharger le Livre Vert du Challenge Bibendum 2014

Antoine Jouin : « Continental fera le show au Congrès ITS de Bordeaux »

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Le blog dédié au 22ème Congrès Mondial sur les ITS poursuit sa série d’entretiens avec le Président de Continental Automotive en France. L’équipementier, dont le siège social se situe à Toulouse, se mobilise fortement pour cet événement.

Votre groupe aura une présence visible sur le Congrès de Bordeaux. Pourquoi une telle mobilisation ?

C’est naturel, car notre groupe est largement implanté en France, avec 12 sites répartis dans des régions dynamiques et nos activités liées à l’électronique automobile sont majoritairement localisées dans le grand sud-ouest. De plus, je suis Vice-Président d’Aerospace Valley, le pôle de compétitivité à vocation mondiale consacré à l’aéronautique, l’espace et aux systèmes embarqués, qui est basé à la fois en Midi-Pyrénées et en Aquitaine. Je vais d’ailleurs souvent à Bordeaux. Il y aura donc une double présence de notre part au Congrès : à la fois au titre de Continental mais aussi du pôle de compétitivité. J’ajoute que Continental est un large contributeur de l’édition ITS 2015, puisque nous sommes à la fois sponsor du congrès, exposant et que nous réaliserons des démonstrations avec des véhicules hautement technologiques.

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Qu’attendez-vous d’un tel événement ?

Ce qu’on attend, c’est de pouvoir démontrer notre envie d’innover, en France comme dans le reste du monde. Le Congrès va permettre de rapprocher les besoins et les solutions, avec une mise en avant des technologies et de démonstrateurs. Les ITS vont bien au-delà du simple transport intelligent. C’est un levier pour favoriser l’émergence des smart cities, mieux respecter l’environnement, influer sur les usages et anticiper les nouveaux besoins de mobilité. Tout ce qui est au cœur de l’ADN de Continental ! Ce que nous souhaitons aussi, c’est que l’Etat, les administrations et les collectivités soient des facilitateurs et accompagnent les industriels dans le déploiement du transport de demain. L’enjeu ne se limite pas aux seules infrastructures ! Il faut faire évoluer les mentalités et intégrer les technologies dans la législation.

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A quoi devraient ressembler les villes de demain ?

Ce seront des smart cities, avec des solutions de transport point à point, intégrant notamment la problématique du dernier km en ville. On peut intégrer de l’intelligence dans les bornes de recharge pour les véhicules électriques, les parkings mais aussi dans l’éclairage public, qui pourrait par exemple s’équiper de capteurs pour adapter la lumière en fonction de la présence de piétons. Il est également possible de développer l’autopartage grâce au smartphone, qui ferait alors office de clé virtuelle. La France, qui est souvent un précurseur dans les nouvelles technologies, doit démocratiser ces solutions dans les collectivités de demain.

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Qu’allez-vous présenter concrètement à Bordeaux ?

Nous avons prévu des démonstrations avec 4 véhicules. Le premier sera une « cloud car », qui validera la connectivité avec des services basés dans le cloud. Notre objectif est de démontrer que le véhicule, aujourd’hui isolé de l’internet des objets, sera très bientôt intégralement connecté : au conducteur bien sûr, mais aussi aux autres véhicules et aux infrastructures. Le cloud permettra de proposer de nouveaux services et de nouvelles applications, qui aujourd’hui n’existent pas et qui sont à inventer. C’est l’un des piliers du véhicule connecté et intelligent. A Bordeaux, nous aurons également un véhicule électrique d’autopartage, qui appartient à notre partenaire SODETREL, qui équipe la flotte Mobee à Monaco. Ce véhicule intègrera une technologie d’identification du conducteur par un smartphone et/ou une montre connectée et validera le principe de clé virtuelle qui donne l’accès au véhicule, le débloque, le démarre et peut même permettre de le louer. Ce véhicule présentera des services basés sur la technologie NFC et mettra en avant le savoir-faire de notre joint-venture OTA Keys, que nous avons créée avec le groupe belge de services automobiles d’Ieteren. Continental présentera aussi pour la première fois en France un camion du futur « l’ Innovation truck » : un véhicule avec toutes les innovations d’aujourd’hui et de demain. Ce poids-lourd high-tech intègrera, notamment, un système de gestion de flottes, un système de surveillance par caméra en mode 360, des équipements de sécurité active et passive, ainsi que des capteurs dans les pneus pour mesurer l’usure, la pression et la charge. A côté de ces trois démonstrateurs roulants, nous aurons aussi un véhicule en statique qui présentera tout ce que nous développons pour faciliter l’interactivité avec le conducteur. On y trouvera une interface homme-machine avec des vibrations dans le volant et le siège pour les alertes de sortie de route, ainsi que des codes couleur sur les écrans. La navigation donnera par ailleurs des consignes par rapport à la réduction de la vitesse en fonction du trafic.

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Les ITS représentent l’avenir selon vous ?

Oui, et le Congrès de Bordeaux sera l’occasion de valider cette approche. Nous avons créé à la fin de l’année dernière une nouvelle « business unit», au sein de notre division Interior. Elle a pour nom ITS (Intelligent Transportation Systems).Basée dans la Silicon Valley, elle est dirigée par Seval Oz, qui a travaillé chez Google sur le projet de voitures sans conducteur, où elle s’occupait des partenariats.

Conférence ITS de Bruxelles : une répétition avant le congrès de Bordeaux en octobre

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Le 24 avril dernier, la Commission européenne a organisé à Bruxelles la cinquième Conférence sur les systèmes de transport intelligents (STI ou ITS), sur le thème « Une stratégie numérique pour la mobilité : de la capacité à la connectivité ».

Réunissant acteurs institutionnels, publics et privés, l’événement avait pour but
de présenter un état des lieux des avancées en la matière en Europe, en débattant de la dimension numérique des ITS et en mettant en valeur des projets innovants.

Cette conférence se voulait une vitrine pour le Congrès Mondial sur les ITS de Bordeaux, qui se tiendra  du 5 au 9 octobre 2015.

Le congrès, qui disposait d’un stand à Bruxelles, a été présenté aux participants par Jean-Bernard Kovaric, Adjoint au directeur des infrastructures du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable, et était également représenté par Florence Ghiron, Présidente du comité organisateur du congrès et du cluster TOPOS Aquitaine.

Cet événement a également été l’occasion de présenter deux projets européens de déploiement des ITS qui concernent Bordeaux, et cofinancés par le programme européen pour la compétitivité et l’innovation (CIP 2007- 2013).

Le premier est Compass4D, qui vise à déployer des solutions de transport intelligent « coopératif » informant les usagers de la route en temps réel des situations nécessitant une attention particulière. TOPOS Aquitaine et l’entreprise girondine Geoloc Systems en sont partenaires, et sont soutenus notamment par la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole
pour la mise en œuvre des solutions sur le terrain.

Le projet CO-GISTICS, lui, applique le même type de services au secteur de la logistique. Ses partenaires aquitains en sont Geoloc Systems et Aguila Technologies, et le projet implique
également le Port de Bordeaux.

Par ailleurs, l’entreprise Excelerate Systems, dont l’antenne européenne est basée à Bordeaux, était invitée à intervenir lors d’une table ronde sur la gestion et l’utilisation des données. Aadel Benyoussef, dirigeant de l’entreprise, y a présenté un projet innovant de calculateur d’itinéraire
multimodal en temps réel, grâce à un hub d’intégration de données reposant sur une plateforme BigData de gestion d’internet des objets et d’objets connectés.