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Les innovations de Vinci à ITS Bordeaux

 

ITS vinci

Lors du dernier Congrès ITS de Bordeaux, le groupe a présenté un certain nombre d’innovations liées aux infrastructures et à la mobilité. On peut les ranger dans trois catégories :

1-La route intelligente

Smartvia Cryo : un objet connecté pour la gestion des réseaux routiers. Cet instrument de mesure et de transmission des températures de chaussée (en surface et en profondeur) a été conçu et développé par Signature Traffic Systems, en partenariat et sous l’impulsion du Centre de recherche et développement d’Eurovia. Ce système communicant, autonome en énergie et à transmission sans fil s’installe par simple carottage sur les routes existantes.

Le démonstrateur Novatherm : la chaussée qui produit de l’énergie. Des écrans thermiques sont intégrés à la chaussée et permettent, en hiver, de récupérer l’énergie issue de la géothermie pour déneiger la voie. En été, l’énergie solaire captée par la chaussée permet de fournir de la chaleur aux infrastructures existantes dans son environnement proche. La chaussée remplit ainsi le même rôle qu’un échangeur d’énergie, et présente l’avantage d’être silencieux et invisible. Cette innovation a été développée par Eurovia.

La gestion du trafic : le suivi et la gestion des flux de circulation sont au cœur des projets menés par Vinci sur ses réseaux autoroutiers, en France et à l’étranger. La solution SmarTIC développée par Vinci Energies à Prague (République tchèque) est un exemple de système de régulation permettant de gérer le trafic de façon centralisée.

2-Des transports publics plus efficaces

L’automatisation dans le métro : le poste de commande du métro automatique de Lyon, conçu par Vinci Energies, assure la circulation des rames sans conducteur et supervise les équipements installés en stations. Ce système d’aide à l’exploitation entièrement automatisé permet de gérer, de façon centralisée et sécurisée, l’ensemble du trafic de la ligne.

Le Wi-Fi dans les transports : le tramway connecté Rhônexpress. Ce nouveau tramway facilite la correspondance du voyageur entre la gare de Lyon Part-Dieu et l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, avec des informations pratiques en temps réel (horaires des vols et des trains, etc.), ainsi qu’une connexion Wi-Fi gratuite.

La connectivité dans les aéroports : pour répondre au besoin accru de connectivité des voyageurs, les aéroports gérés par Vinci Airports en France, au Portugal et au Cambodge offrent un service de Wi-Fi gratuit et illimité, et proposent des services connectés complémentaires.

3-La Smart City

Afin d’alimenter et de stimuler les réflexions sur l’innovation urbaine, la mobilité et les nouveaux services urbains, Vinci s’est doté d’un think tank, La Fabrique de la Cité, dont la vocation est de valoriser les initiatives pionnières, en suscitant l’échange entre les différentes parties prenantes.
Dans une démarche interdisciplinaire et internationale, les acteurs du développement urbain sont invités à se rencontrer autour de projets de recherche, et à l’occasion de séminaires. Les travaux de La Fabrique de la Cité s’organisent autour de trois grands axes : adaptation des villes existantes, mobilité durable et économie urbaine.

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Orange va présenter ses services pour les smart cities à Bordeaux

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Exposant au Congrès ITS de Bordeaux, l’opérateur national a prévu de faire des démonstrations. Il va notamment présenter sa vision du véhicule connecté de demain, en lien avec l’Internet des objets et les ITS coopératifs. On pourra ainsi avoir un aperçu de son architecture modulaire, qui permet d’intégrer les réseaux cellulaires et les réseaux sans fil de type Wi-Fi, afin de garantir une communication « sans couture » pour autoriser le dialogue permanent entre les véhicules et avec l’infrastructure.

L’architecture repose sur la norme de connectivité IPv6.

Orange veut proposer un pack « smart city », permettant de réserver et payer sa place de parking sur le trajet (et d’être guidé jusqu’à destination avec la cartographie) mais aussi de bénéficier de suggestions personnalisées pour les points d’intérêt. En fonction de son profil, et de ses habitudes (moulinées par ce que l’on appelle le big data), le conducteur se verra proposer des étapes.

Une façon de rendre le trajet plus interactif.

Orange s’intéresse à tout ce qui peut être connecté et entend être un acteur majeur dans le domaine des smart cities.

 

Philippe Sajhau (IBM France) : « La France n’est pas ridicule dans les smart cities »

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Le blog du Congrès ITS de Bordeaux donne aujourd’hui la parole à Philippe Sajhau, Vice-Président Smarter Cities chez IBM France et Président du comités des villes au sein du Syntec Numérique.

IBM sera présent au Congrès en octobre prochain. Que représente pour vous l’univers du transport intelligent ?

Notre société a développé depuis 5 ans une vision sur les smart cities et il est évident que le transport est une composante majeure. C’est un secteur que nous pouvons aider grâce au traitement des données. Nous pouvons accompagner les villes et les opérateurs pour qu’ils puissent relever les défis de la transformation numérique et saisir des opportunités qui n’ont pas été forcément identifiées. L’informatique permet d’optimiser l’ensemble du réseau de transport.

Pouvez-vous donner des exemples concrets ?

IBM a travaillé sur les péages intelligents à Stockholm, sur des centres de gestion de trafic à Dublin, Singapour, ou encore à Sao Paulo où nous avons unifié dans un centre unique quelque 19 sous-traitants pour délivrer un service plus performant et qui suggère des itinéraires. En France, nous avons participé au projet Optimod’ à Lyon, qui a permis d’enrichir les données sur le trafic par de l’agrégation de données en temps réel provenant d’autres sources que les boucles de comptage, y compris des réseaux sociaux. Nous avons aidé par exemple les transporteurs, qui peuvent plus difficilement se rabattre sur d’autres modes, à optimiser leurs tournées par de la prédiction de trafic sur les axes qu’ils empruntent. Nous avons à Montpellier un projet qui concerne un calculateur d’itinéraires multimodal, capable de délivrer des données en temps réel mais aussi de la prédiction de trafic sur tous les modes. Et cela concerne aussi les places de parking.

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Vous organisez une conférence* à Bordeaux, pendant le Congrès Mondial sur les ITS. Qu’en attendez-vous ?

Nous avons la conviction que le traitement des données peut faciliter le passage d’un mode de transport à l’autre. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’IBM a un partenariat avec Transdev. Sous la forme d’une table ronde, en présence d’experts et de représentants des villes, nous évoquerons l’apport du multimodal pour l’usager. Le Grand Paris, qui va se traduire par le déploiement de gares, est l’occasion de réfléchir justement à la multimodalité physique et digitale. Notre présence permet aussi de montrer que nous avons des solutions pour aider les opérateurs quand ils font face à un glissement dans la chaîne de valeur, en raison de la présence de nouveaux entrants.

Que voulez-vous dire par là ?

Face à Uber et Google, qui sont plus agiles, il faut savoir évoluer. On a vu par exemple des compagnies de taxi adopter des applications de géolocalisation et proposer des services, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas sans cette nouvelle forme de concurrence. Ce que nous voulons, c’est que l’expert du transport puisse garder sa place, mais en l’accompagnant dans le numérique.

La France est-elle dans le coup dans le domaine des smart cities ?

Il y a eu beaucoup d’expérimentations et la France n’est pas ridicule. Mais ce qu’il faut, maintenant, c’est passer à l’opérationnel. Les villes ne doivent pas se contenter de faire de l’open data. Il faut donner de la valeur à ces données, que ce soit pour la collectivité qui contribue à fluidifier le trafic et gagne ainsi en attractivité, le citoyen qui va adopter de nouveaux usages, ou un tiers qui va les utiliser et développer un modèle économique. Il n’y a pas de modèle déposé en matière de smart cities. Chaque ville est différente et il faut savoir s’adapter.

*le 6 octobre : Utilisation des « Big Data » en matière de mobilité intelligente : état de l’art et innovations

 

Le plaidoyer d’Audi pour des infrastructures urbaines digitalisées

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Lors d’un discours à Berlin, devant 2 500 décideurs économiques, le Directeur Général de la marque aux anneaux, Rupert Stadler, a considéré la digitalisation comme une étape historique à franchir pour la société. Il a rappelé que de nombreux challenges restent à relever dans le domaine des infrastructures de transport afin que les technologies digitales de mobilité puissent démontrer tout leur potentiel.

« Les représentants économiques et politiques doivent créer ensemble la révolution digitale, a lancé le patron d’Audi. Les villes devront être aussi intelligentes que les voitures de demain. 75 % des infrastructures de l’année 2050 n’ont pas encore été construites. C’est une grande opportunité d’uniformiser les standards du système d’exploitation de la ville du futur ».

Et le dirigeant allemand de citer en exemple la technologie stop-light online (les feux de circulation connectés). Ce système permet à un véhicule Audi de calculer la vitesse optimale pour circuler sans s’arrêter : « Si tous les feux de circulation d’Allemagne étaient connectés, nous pourrions réduire la consommation de carburant de 900 millions de litres par an, soit un réduction des émissions de CO2 de plus de 2 millions de tonnes ».

Avec son piloted parking, qui permet aux conducteurs de garer son véhicule sans se trouver à l’intérieur de celui-ci, Audi permet aussi de gagner de la place en ville : « L’espace requis dans le parking est réduit d’un tiers, puisque il n’est plus nécessaire de laisser un espace pour que le conducteur entre et sorte de la voiture. Ainsi, les villes gagneront de la place, notamment pour le stationnement ».

Pour Rupert Stadler, définir le rôle de la mobilité intelligente dans la société moderne est un challenge très intéressant. « Nous avons besoin de nous accorder sur la manière dont nous voulons utiliser la technologie pour plus de sécurité, d’efficience, de durabilité et une meilleure qualité de vie ».

Une vision partagée par un nombre croissant d’acteurs de l’automobile. Mais aussi par tous ceux qui contribuent à l’avènement des smart cities.