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Bilan positif pour Navya et sa navette autonome à ITS Bordeaux

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Le Congrès mondial sur les Transports Intelligents, qui s’est déroulé la semaine dernière à Bordeaux, a constitué un banc d’essai pour l’Arma, la toute nouvelle navette autonome de Navya, qui y a effectué ses premiers tours de roues.

En mode autonome, et sur route ouverte, le véhicule a transporté plus de 1 500 visiteurs entre le Parc des expositions bordelais et le Centre des Congrès. En effet, à l’occasion de cet événement, la société Lyonnaise avait obtenu une autorisation spéciale du gouvernement pour que sa navette automatisée circule sur site urbain.

Ainsi, trois navettes Arma, aux couleurs bleu, blanc, rouge, ayant une capacité de transport de 15 personnes chacune (mais limitée à 9 pour les essais sue route ouverte), ont roulé de façon simultanée, en interagissant avec les voyageurs à bord et surtout, avec l’environnement extérieur : signalisation, feux et autres usagers occupant la chaussée. Sur leur circuit de 2 kilomètres environ, les navettes ont circulé en plein trafic bordelais et croisé quatre feux de signalisation, ainsi que deux carrefours.

Les photos sont visibles sur Facebook.

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Chistophe Sapet (Navya) : le marché potentiel de la navette autonome est très important

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Le blog du Congrès ITS de Bordeaux a rencontré à Paris le PDG de Navya, Christophe Sapet, à l’issue de la présentation de l’Arma. C’est une toute nouvelle navette autonome que la société basée à Lyon va mettre en service lors du congrès, et pour des démonstrations sur route ouverte.

Vous avez développé un modèle très différent de ce que l’on connaissait jusqu’à présent chez Navya…

Oui, c’est le fruit d’un travail acharné qui a duré un an. Le véhicule va pouvoir transporter des passagers pour la toute première fois, lors du Congrès ITS de Bordeaux.

Comment pourrait-on qualifier ce véhicule ?

On s’est inspiré des codes de l’automobile et de ceux du transport urbain, mais on a voulu aussi innover. Le fait qu’il n’y ait pas de poste de contrôle a permis d’adopter un look un peu différent. Le véhicule est par exemple symétrique : il peut aller aussi bien dans un sens que dans l’autre. Il ouvre donc de nouvelles possibilités. C’est un véhicule dont les lignes sont fluides et à l’intérieur duquel règne une clarté phénoménale. L’objectif était de diminuer la zone d’appréhension par rapport à l’usager qui doit le trouver accueillant et avoir envie de monter à bord.

Ce véhicule va-t-il rouler sur site fermé ou sur route ouverte ?

Dans le cadre de l’expérimentation du congrès ITS Bordeaux, il va circuler sur route ouverte. C’est d’ailleurs l’un des seuls à avoir ce type d’autorisation. Nous espérons que les visiteurs du congrès apprécieront les capacités du véhicule et trouveront la démonstration bluffante.

Aujourd’hui, quelles sont les ambitions de Navya ?

Il existe deux sociétés françaises qui font ce type de navette autonome. Nous, on considère que le marché potentiel est très important. On le chiffre à environ 10 000 véhicules de ce type en Europe. Les premières réponses que l’on a du marché sont extrêmement favorables. Nous avons rencontré beaucoup d’opérateurs de transport, de représentants de municipalités et de sites industriels : tous ces acteurs nous ont fait part de leur préoccupation de pouvoir transporter des gens dans des conditions plus attractives, en termes de coût d’exploitation mais aussi de sécurité. Par ailleurs, le fait que la navette soit électrique permet aussi de réduire la pollution.

Bruno Bonnell, le fondateur d’Infogrames, a investi dans ce projet. On sait qu’il s’intéresse notamment à la robotique. Que pense-t-il du véhicule ?

Bruno Bonnell a créé le fonds d’investissement Robolution Capital qui est le principal actionnaire de Navya et qui a financé le développement de ce projet. Je pense qu’il porte un regard intéressé. Ce type de véhicule préfigure ce que l’on verra rouler demain.

Des navettes automatisées en démo à ITS Bordeaux

EZ10s@EPFL

Le véhicule autonome sera l’un des pôles d’attraction du 22ème Congrès Mondial sur les ITS, en octobre prochain.

Mais, l’automatisation de la conduite ne se limite pas aux seules voitures particulières. Ainsi, l’événement sera l’occasion de présenter le savoir-faire français en matière de navettes électriques et automatisées.

Les organisateurs accueilleront ainsi des véhicules de l’entreprise Robosoft (implantée à Bidart, Pyrénées-Atlantiques) qui s’est rapprochée de Ligier pour donner naissance à Easymile, une joint-venture dédiée aux concepts de mobilité innovants. Ce sont ainsi 4 navettes sans chauffeurs de type EZ10, développées dans le cadre du programme CityMobil 2, qui seront mises en service pendant le congrès. Elles évolueront le long du lac, sur un itinéraire fermé au trafic, entre l’expo et la zone de démos.

CATS

L’entreprise Navya (ex Induct) a également prévu des démonstrations à Bordeaux. Elles se feront a priori sur route ouverte (sous réserve d’une autorisation). Tout comme celles d’Easymile, les navettes de cette PME française ont été testées en conditions réelles à l’EPFL de Lausanne.

Le Congrès sera l’occasion de dévoiler en avant-première la toute nouvelle navette Navya Neo, d’une capacité de 15 personnes.