Archives du mot-clé smartphone

L’Etat ouvre une plateforme pour réserver plus facilement des taxis

le-taxi

C’est une réponse à Uber et aux VTC, qui utilisent justement les outils numériques pour mettre en relation directement les clients avec des voitures avec chauffeur.

L’Etat va donc prochainement procéder au lancement de la plateforme « le.taxi ».

« Cette innovation majeure, issue de la loi du 1er octobre 2014 relative aux taxis et VTC, a pour objectif de développer l’accès des clients aux chauffeurs de taxi par voie électronique au moyen d’un registre national de géolocalisation », indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Élément-clé de la modernisation du secteur, cette plateforme est développée par la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR) et le Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique (SGMAP), en lien étroit avec les professionnels du taxi.

Actuellement en phase de test en conditions réelles dans plusieurs agglomérations françaises, le.taxi ouvrira progressivement au grand public à partir de la fin de l’année.

La plateforme intègre d’autres innovations majeures – comme la saisine par voie électronique des administrations ou la consultation en ligne du solde de points du permis de conduire sur le site dédié Télépoints.

Les détails et l’actualité du projet sont disponibles sur ce site.

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Une alliance pour promouvoir la mobilité comme un service

Enterprise Mobility as a Service

Pendant le dernier Congrès ITS de Bordeaux, une alliance a vu le jour. Une vingtaine d’organisations européennes* se sont réunies autour de ce qu’on appelle « Mobility as a Service » (MaaS), autrement dit un service qui permet à un opérateur de proposer le moyen de transport le plus approprié, grâce aux outils numériques (smartphone, tablette).

A la base, ce concept avait été développé lors du Congrès ITS Europe d’Helsinki. On peut encore lire en ligne le communiqué qui présente ce concept. Sampo Hietanen, le Président d’ITS Finlande, le qualifie de nouveau modèle pour le transport.

L’idée est de proposer sous forme de forfait, comme dans la téléphonie mobile, un package de mobilité qui permet d’emprunter le taxi, un véhicule de location, ainsi que les transports en commun. Une idée appuyée par la Finlande, et qu’il convient d’élargir à l’ensemble de l’Union Européenne.

Ce nouveau modèle est une opportunité pour les opérateurs de transport public et les acteurs privés de travailler ensemble autour d’un nouveau modèle économique… à condition de s’entendre sur le partage et la propriété des données.

*Les membres sont :  Agence Finlandaise pour le financement de l’Innovation (Tekes), AustriaTech, Connekt, Ericsson, ERTICO – ITS Europe, Fédération Internationale de l’Automobile (Région 1), Helsinki Business Hub, IRU, ITS Finland, ITS Sweden, ITS Ukraine, Ministère Finlandais du transport et des communications, Ministère Suédois de l’Entreprise et de l’Innovation, MOBiNET, National Mobile Payment Plc. (Hongrie), Transport for London, Vinnova, Universités d’Aalborg (Danemark) et de Tampere (Finlande) et Xerox.

My Ways : une application pour connaître les déplacements des français

my ways

Le groupe Transdev, qui est une filiale comme de la Caisse des Dépôts et de Veolia Environnement organisant les réseaux de transports en commun pour le compte des collectivités, vient de développer une application qui a pour nom My Ways. C’est le fruit du projet de recherche Norm-Atis, financé par l’ANR.

Il s’agit d’une nouvelle méthode d’enquête pour observer les comportements des français lorsqu’ils se déplacent. Elle repose sur le volontariat. Dès lors que des usagers téléchargent l’application (sur Google Play uniquement) et l’activent, les déplacements sont enregistrés.Tous les déplacements, qu’ils soient réguliers ou exceptionnels. De manière anonyme, les données sont agrégées puis analysées. Le but est d’observer les comportements dans toute leur diversité, à pied, en bus, à vélo ou en voiture, en passant par le bus, le tramway ou l’autopartage.

My ways 2

Le but pour Transdev est d’améliorer les services offerts à ses voyageurs et aux collectivités locales qui peuvent ainsi optimiser leur réseau de transports. L’application My Ways est gérée via sa filiale Transamo. Elle fera l’objet d’une présentation, lors du Congrès ITS de Bordeaux.

La navette sans conducteur qu’on peut appeler à partir d’un simple smartphone

EZ10 epfl

Alors que le campus de l’EPFL à Lausanne accueille depuis ce printemps une flotte de véhicules autonomes dans le cadre du projet européen CityMobil2, la start-up locale BestMile vient de lancer son service de transport à la demande.

Disponible sur les plates-formes Apple et Google Play, son application pour smartphones permet dès aujourd’hui d’appeler les deux navettes autonomes qui parcourent le campus de l’EPFL jusqu’à la fin du mois d’août. Ces véhicules desservent le campus du lundi au vendredi, uniquement sur appel.

EZ10 best mile

La plate-forme logicielle de BestMile joue le rôle de chef d’orchestre. A l’image du contrôle aérien dans les aéroports, elle optimise en temps réel le mouvement de chaque navette, gère les horaires, les retards, les croisements et répond aux demandes reçues via les applications pour smartphones.

Ce service de mobilité à la demande marque l’aboutissement de la seconde étape de développement du logiciel qui sera officiellement présenté en octobre prochain à Bordeaux lors du Congrès mondial des ITS, où la société disposera d’un stand. La technologie a vocation à être compatible avec le plus grand nombre de constructeurs de véhicules.

CanCan : l’application qui réconcilie le smartphone et la conduite

CanCan-Menu

Lors du Congrès ITS de Bordeaux, une start up du nom de CanCan lèvera le voile sur son application pour smartphone qui sera présentée en avant-première sous forme d’un démonstrateur. Une de plus, pensez-vous. En fait, il s’agit d’un ensemble de services en lien avec la conduite, grâce à la combinaison d’un boitier, branché sur la prise OBD* du véhicule et connecté en Bluetooth, et d’une interface adaptée à la conduite pour relayer les informations sur le téléphone.

A aucun moment, il n’est nécessaire de regarder son mobile en conduisant. La sécurité est la priorité de la start up.

Les concepteurs de ce service ont veillé à délivrer uniquement des messages en mode push, ce qui signifie qu’aucune navigation n’est demandée pour faire fonctionner l’application. Et surtout, les commandes et informations sont générées en mode vocal. Il n’est pas nécessaire non plus de manipuler le smartphone.

L’application CanCan permet donc de rester connecté au volant sans enfreindre la loi.

cancan diag

Son premier intérêt est de délivrer un diagnostic rapide du véhicule à chaque démarrage, grâce au dialogue avec le réseau de bord, qu’on appelle communément le CAN, via la prise OBD. Le service permet également de bénéficier de conseils d’éco-conduite en temps réel et de bénéficier sur la route d’informations géolocalisées** (parkings, stations-services, restaurants, promotions touristiques…). CanCan prévoit aussi un système d’appel d’urgence (avec des numéros pré-enregistrés) en cas de panne ou d’accident.

L’idée est également de créer une communauté (de type Waze ou Coyote), afin d’enrichir le contenu.

Et quand on se trouve en dehors de la voiture, l’application reste utile. Elle permet d’être prévenu quand le véhicule bouge, ou tout simplement de garder un œil sur son véhicule quand on le prête à un proche, à condition d’opter pour un module optionnel.

Au moment du congrès de Bordeaux, des bêta testeurs pourront tester l’application CanCan sous Android et iOS. L’objectif est de sortir en fin d’année.

*quels que soient le modèle et la marque, à condition que le véhicule ait été immatriculé après 2004.

**en fonction du contexte de conduite, par exemple quand la voiture est arrêtée.

ZenBus : l’application qui informe en temps réel sur le trafic des bus

Zenbus-crop

Implantée à Nantes et à Paris, JOUL est une start-up spécialisée dans les données de géolocalisation en temps réel. Ce savoir-faire lui a permis de développer dans le cadre du projet ZENBUS une solution logicielle s’appuyant sur le smartphone du conducteur.

L’intérêt est de pouvoir renvoyer ainsi des données qui vont servir :

– aux voyageurs, afin de visualiser leur transport en vrai temps réel ;

– à l’opérateur, pour superviser l’exploitation en pilotant en temps réel les véhicules, en fonction du contexte (trafic, incidents,…), mais aussi de visualiser et d’analyser des données de mobilité collectées (régularité, trajectoire, fréquentation,…) ;

Déployé à Issy-les-Moulineaux, en collaboration avec la RATP, Grand Paris Seine Ouest et la ville, ZenBus est également expérimenté sur deux lignes par la Semitan, l’opérateur de transports de Nantes où est née la start-up. Le service est également opérationnel en Essonne sur un réseau de navettes gratuites. On peut l’utiliser via une application, disponible sur iOS et Android.

Par ailleurs, la société JOUL a été retenue pour l’appel d’offres réservé aux PME dans le cadre des Investissements d’Avenir. Elle va donc bénéficier d’un coup de pouce de l’Etat et de l’ADEME pour affiner son concept. L’objectif est de développer une dimension « réseau social » par l’interaction des voyageurs et leur contribution à l’information.

Le péage par smartphone testé sur l’autoroute A14

Montesson - péage NFC

Orange et le groupe Sanef ont décidé de lancer une expérimentation de paiement sans contact sur l’autoroute A14, en région parisienne. Les deux partenaires entendent ainsi anticiper les attentes des utilisateurs et leur offrir de nouveaux services pour faciliter leurs déplacements quotidiens.

Le concept repose sur la technologie NFC (Near Field Contact).

Le groupe Sanef a intégré des lecteurs NFC dans les installations existantes de la gare de péage de Montesson (A14). Les huit bornes, déjà équipées en lecteurs de cartes bancaires et télépéage avec arrêt, sont désormais opérationnelles. Il suffit de présenter le mobile, même éteint ou hors couverture, pour être débité.

Durant près d’un mois, une quarantaine d’usagers réguliers de ce péage, collaborateurs d’Orange et du groupe sanef, sont chargés de tester le système afin de détecter les failles et les points à améliorer. Une seconde phase de test de deux mois sera lancée au deuxième trimestre, avec 200 testeurs.