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Easymile à la conquête de l’Amérique avec sa navette autonome

 

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Lors du Congrès ITS de Bordeaux, EasyMile et GoMentum Station ont annoncé la signature d’un accord de partenariat exclusif afin de tester pour la première fois en Californie du Nord une flotte d’EZ10. Ces navettes, que l’on a pu apercevoir au congrès, sont des véhicules autonomes de  transport collectifs (VATC).

Rappelons qu’EasyMile est une coentreprise entre Ligier Group, constructeur de quadricycles légers et lourds, et Robosoft, société spécialisée en robotique de services, qui a déployé avec succès des flottes de véhicules autonomes de transport collectifs en Finlande, France, Italie, Espagne et Suisse.

Le partenariat avec GoMentum Station, société basée à Concord en Californie, témoigne de son
ambition d’être la première à déployer à des fins commerciales de ce type de véhicules aux États-Unis.

EasyMile répond aux enjeux de la  mobilité du dernier kilomètre avec des navettes autonomes proposant un mode de transport collectif à vitesse réduite. Les EZ10 seront déployées sur le site pilote de GoMentum Station à Bishop Ranch, un parc d’activité situé à San Ramon en Californie. Le projet pilote est prévu pour débuter à l’été 2016 avec deux véhicules.

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Ubimobility Connected Cars France : l’opération reconduite en 2016

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Après le succès du premier événement Ubimobility Connected Cars France, organisé conjointement avec Bpifrance, filiale de la caisse des Dépôts et de l’Etat, et Business France, l’agence française pour le développement international des entreprises, qui a permis à 8 entreprises innovantes* de rencontrer les acteurs de l’automobile et des ITS aux Etats-Unis, cet été au mois de juin, une édition 2016 se profile déjà.

A l’automne, un nouvel appel à candidatures sera lancé et le comité de sélection accueillera un nouveau juge, dont le nom sera dévoilé à ce moment-là. Rappelons que le jury de l’édition 2015 était constitué de représentants de Google, General Motors, Delphi, Valeo et des Universités de Berkeley et du Michigan.

En attendant, voici une vidéo qui permet de revivre l’édition de cette année.

Et pour se mettre dans l’ambiance de la voiture autonome, Ubimobility renvoie vers cette session de questions-réponses autour de Chris Urmson, en charge du projet « Self Driving Car » chez Google.

 

*dont Actia et Navya qui seront présentes au Congrès ITS de Bordeaux.

Le camion autonome : le prochain défi pour plus de sécurité ?

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Alors que le dernier Mad Max (Fury Road) vient de sortir au cinéma, voici une forme de mobilité bien plus paisible : la conduite automatisée version poids-lourds. L’Etat du Nevada vient en effet d’accorder au groupe Daimler une licence pour faire circuler deux camions Freightliner Inspiration sur la voie publique.

Ces véhicules, dotés d’un système intelligent composé de capteurs et de systèmes d’aide à la conduite, tel qu’un régulateur de vitesse actif à base de radar, et de plusieurs caméras, sont autorisés à rouler sur les autoroutes de cet Etat de l’ouest américain. Le mode « Highway Pilot » permet de passer en mode autonome et de laisser le camion adapter la vitesse et les distances de sécurité sans intervention du chauffeur.

Ce dernier doit néanmoins rester dans la cabine afin de surveiller la conduite et de pouvoir reprendre le volant en cas de besoin (il dispose d’un délai de 20 secondes pour cela). C’est aussi lui qui a la maîtrise des dépassements.

Daimler, qui est le plus grand constructeur mondial de poids lourds, avait présenté il y a un an un prototype (Future Truck 2025) sur une autoroute en Allemagne. Un engin tel que celui testé dans le Nevada ne sera pas disponible sur le marché avant au moins dix ans.

Au Congrès ITS de Bordeaux, on pourra également voir un camion du futur, l’Innovation Truck. Nous en reparlerons en temps voulu.

La French Tech à l’assaut du marché américain des ITS

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Si le monde entier a rendez-vous à Bordeaux pour le congrès sur les ITS en octobre prochain, les jeunes entreprises françaises n’hésitent pas à traverser l’Atlantique pour se faire un nom sur le marché de la voiture connectée et autonome.

Business France et Bpifrance vont accompagner huit entreprises françaises, qui ont été sélectionnées sur dossier par un jury prestigieux constitué de représentants de Google, General Motors, Delphi, Valeo et des Universités de Berkeley et du Michigan.

Les lauréats de cette première édition du programme Ubimobility Connected Cars sont :

Actia : une société toulousaine spécialisée dans le diagnostic des systèmes embarqués ;

Eliocity : une startup liée au groupe Mobivia, qui a développé un boîtier, qui se branche sur la prise diagnostic du véhicule et communique les informations sur le smartphone de l’utilisateur ;

Intempora : un éditeur de logiciels spécialisé dans les applications multi-capteurs embarquées temps réel ;

Krono-Safe : une start up issue du CEA qui a créé un système d’exploitation en temps réel capable de traiter les informations transmises par de multiples capteurs ;

Navya : une société qui a repris les brevets d’Induct sur une navette 100 % électrique et autonome ;

Roadeyes : un acteur qui développe un enregistreur vidéo d’incidents pour les véhicules ;

Trust In Soft : une start up qui propose des outils d’analyse de code source pour fiabiliser les logiciels ;

Vulog : le grand spécialiste des technologies d’autopartage (Auto Bleue à Nice et bien d’autres réalisations dont un nouveau service à Vancouver).

Le 14 juin prochain, ces représentants de la French Tech s’envoleront pour les Etat-Unis. Ils vont entamer un périple de 17 jours qui les emmènera d’Ann Arbor, en banlieue de Détroit, à Chicago, puis à San Francisco, à la rencontre des acteurs majeurs de la voiture connectée et autonome.

Une opportunité unique pour s’ouvrir les portes d’un marché très prometteur. D’après le Boston Consulting Group, le marché mondial des technologies embarquées dans
l’automobile représentera 42 milliards de dollars en 2025 et 77 milliards en 2035. Un marché tiré par le véhicule autonome qui devrait représenter 13 % des ventes de véhicules neufs au niveau mondial en 2025 et près de 25 % en 2035.

*où le Department of Transportation développe un plan de mise en circulation de 20 000 véhicules connectés entre 2017 et 2019.

Smart Transportation Innovation Coalition : quand l’Amérique parle d’une seule voix de la mobilité de demain

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Pour peser plus efficacement auprès du Congrès, et surtout parler d’une seule voix, plusieurs fédérations ont décidé de se regrouper et de former ce qu’on appelle la « Smart Transportation Innovation Coalition ». Ce groupe souhaite défendre  les intérêts de la voiture connectée et autonome, en englobant au passage les smart cities.

Le résultat se traduit par une alliance objective de Detroit à la Silicon Valley, de GM à Google, avec en plus les équipementiers et les concessionnaires auto.

Qui sont les membres de la coalition ? On retrouve des associations liées au monde de l’automobile (Alliance of Automobile Manufacturers, Association of Global Automakers, Motor and Equipment Manufacturers Association, Intelligent Car Coalition, National Automobile Dealers Association), plus liées au transport intelligent (Intelligent Transportation Society of America), ou de l’électronique grand public (Information Technology Industry Council, qui comprend une cinquantaine de compagnies, dont Apple, Google, Intel, Microsoft).

Dans un courrier adressé aux membres du Congrès, la coalition met en avant l’intérêt des aides à la conduite (anti-angles morts, freinage automatique) qui peuvent réduire le nombre d’accidents, la connectivité au service de la sécurité routière (alertes liées au verglas, aux embouteillages) et du confort de conduite (mises à jour over the air, diagnostic à distance, véhicule autonome), sans oublier les smart cities (infos sur les places de parking, gestion des carrefours et protection des piétons).

Le progrès technologique est vendu comme un facteur de compétitivité, tout en permettant de sauver des vies, réduire les embouteillages et améliorer l’environnement.

Un exemple dont l’Europe pourrait s’inspirer et qui nourrira sans doute les débats lors du Congrès ITS de Bordeaux.