Archives du mot-clé navette autonome

Easymile à la conquête de l’Amérique avec sa navette autonome

 

IMG_7887

Lors du Congrès ITS de Bordeaux, EasyMile et GoMentum Station ont annoncé la signature d’un accord de partenariat exclusif afin de tester pour la première fois en Californie du Nord une flotte d’EZ10. Ces navettes, que l’on a pu apercevoir au congrès, sont des véhicules autonomes de  transport collectifs (VATC).

Rappelons qu’EasyMile est une coentreprise entre Ligier Group, constructeur de quadricycles légers et lourds, et Robosoft, société spécialisée en robotique de services, qui a déployé avec succès des flottes de véhicules autonomes de transport collectifs en Finlande, France, Italie, Espagne et Suisse.

Le partenariat avec GoMentum Station, société basée à Concord en Californie, témoigne de son
ambition d’être la première à déployer à des fins commerciales de ce type de véhicules aux États-Unis.

EasyMile répond aux enjeux de la  mobilité du dernier kilomètre avec des navettes autonomes proposant un mode de transport collectif à vitesse réduite. Les EZ10 seront déployées sur le site pilote de GoMentum Station à Bishop Ranch, un parc d’activité situé à San Ramon en Californie. Le projet pilote est prévu pour débuter à l’été 2016 avec deux véhicules.

Publicités

Bilan positif pour Navya et sa navette autonome à ITS Bordeaux

sans-titre (4)

Le Congrès mondial sur les Transports Intelligents, qui s’est déroulé la semaine dernière à Bordeaux, a constitué un banc d’essai pour l’Arma, la toute nouvelle navette autonome de Navya, qui y a effectué ses premiers tours de roues.

En mode autonome, et sur route ouverte, le véhicule a transporté plus de 1 500 visiteurs entre le Parc des expositions bordelais et le Centre des Congrès. En effet, à l’occasion de cet événement, la société Lyonnaise avait obtenu une autorisation spéciale du gouvernement pour que sa navette automatisée circule sur site urbain.

Ainsi, trois navettes Arma, aux couleurs bleu, blanc, rouge, ayant une capacité de transport de 15 personnes chacune (mais limitée à 9 pour les essais sue route ouverte), ont roulé de façon simultanée, en interagissant avec les voyageurs à bord et surtout, avec l’environnement extérieur : signalisation, feux et autres usagers occupant la chaussée. Sur leur circuit de 2 kilomètres environ, les navettes ont circulé en plein trafic bordelais et croisé quatre feux de signalisation, ainsi que deux carrefours.

Les photos sont visibles sur Facebook.

Chistophe Sapet (Navya) : le marché potentiel de la navette autonome est très important

IMG_8173

Le blog du Congrès ITS de Bordeaux a rencontré à Paris le PDG de Navya, Christophe Sapet, à l’issue de la présentation de l’Arma. C’est une toute nouvelle navette autonome que la société basée à Lyon va mettre en service lors du congrès, et pour des démonstrations sur route ouverte.

Vous avez développé un modèle très différent de ce que l’on connaissait jusqu’à présent chez Navya…

Oui, c’est le fruit d’un travail acharné qui a duré un an. Le véhicule va pouvoir transporter des passagers pour la toute première fois, lors du Congrès ITS de Bordeaux.

Comment pourrait-on qualifier ce véhicule ?

On s’est inspiré des codes de l’automobile et de ceux du transport urbain, mais on a voulu aussi innover. Le fait qu’il n’y ait pas de poste de contrôle a permis d’adopter un look un peu différent. Le véhicule est par exemple symétrique : il peut aller aussi bien dans un sens que dans l’autre. Il ouvre donc de nouvelles possibilités. C’est un véhicule dont les lignes sont fluides et à l’intérieur duquel règne une clarté phénoménale. L’objectif était de diminuer la zone d’appréhension par rapport à l’usager qui doit le trouver accueillant et avoir envie de monter à bord.

Ce véhicule va-t-il rouler sur site fermé ou sur route ouverte ?

Dans le cadre de l’expérimentation du congrès ITS Bordeaux, il va circuler sur route ouverte. C’est d’ailleurs l’un des seuls à avoir ce type d’autorisation. Nous espérons que les visiteurs du congrès apprécieront les capacités du véhicule et trouveront la démonstration bluffante.

Aujourd’hui, quelles sont les ambitions de Navya ?

Il existe deux sociétés françaises qui font ce type de navette autonome. Nous, on considère que le marché potentiel est très important. On le chiffre à environ 10 000 véhicules de ce type en Europe. Les premières réponses que l’on a du marché sont extrêmement favorables. Nous avons rencontré beaucoup d’opérateurs de transport, de représentants de municipalités et de sites industriels : tous ces acteurs nous ont fait part de leur préoccupation de pouvoir transporter des gens dans des conditions plus attractives, en termes de coût d’exploitation mais aussi de sécurité. Par ailleurs, le fait que la navette soit électrique permet aussi de réduire la pollution.

Bruno Bonnell, le fondateur d’Infogrames, a investi dans ce projet. On sait qu’il s’intéresse notamment à la robotique. Que pense-t-il du véhicule ?

Bruno Bonnell a créé le fonds d’investissement Robolution Capital qui est le principal actionnaire de Navya et qui a financé le développement de ce projet. Je pense qu’il porte un regard intéressé. Ce type de véhicule préfigure ce que l’on verra rouler demain.

La navette sans conducteur qu’on peut appeler à partir d’un simple smartphone

EZ10 epfl

Alors que le campus de l’EPFL à Lausanne accueille depuis ce printemps une flotte de véhicules autonomes dans le cadre du projet européen CityMobil2, la start-up locale BestMile vient de lancer son service de transport à la demande.

Disponible sur les plates-formes Apple et Google Play, son application pour smartphones permet dès aujourd’hui d’appeler les deux navettes autonomes qui parcourent le campus de l’EPFL jusqu’à la fin du mois d’août. Ces véhicules desservent le campus du lundi au vendredi, uniquement sur appel.

EZ10 best mile

La plate-forme logicielle de BestMile joue le rôle de chef d’orchestre. A l’image du contrôle aérien dans les aéroports, elle optimise en temps réel le mouvement de chaque navette, gère les horaires, les retards, les croisements et répond aux demandes reçues via les applications pour smartphones.

Ce service de mobilité à la demande marque l’aboutissement de la seconde étape de développement du logiciel qui sera officiellement présenté en octobre prochain à Bordeaux lors du Congrès mondial des ITS, où la société disposera d’un stand. La technologie a vocation à être compatible avec le plus grand nombre de constructeurs de véhicules.