Archives du mot-clé Véhicule autonome

Place au Congrès ITS de Melbourne en 2016

ITS_outline-300x157

Après avoir fait vivre pendant plusieurs mois le Congrès ITS de Bordeaux, avant, pendant et un peu après, ce blog propose ici son dernier post. Il annonce le prochain Congrès Mondial sur les Transports Intelligents (le 23ème dans la série), qui aura lieu du 10 au 14 octobre 2016 à Melbourne.

L’Australie avait déjà accueilli un congrès mondial en 2001.

Et si cela vous intéresse, en tant qu’expert, le Congrès vient juste d’ouvrir un « call for papers ». Vous avez jusqu’au 13 janvier 2016 pour soumettre une intervention, à caractère scientifique ou commercial. Les catégories concernées sont : le Big Data, les Smart Cities, les véhicules autonomes, les applications mobiles, la sécurité routière, la logistique, le développement durable et les standardisation.

Une délégation de Bordeaux se rendra sur place l’année prochaine.

Volvo Cars begins first ever Australian tests for kangaroo safety research

Pour l’anecdote, Volvo a fait savoir qu’il travaillait sur une technologie de détection des… kangourous. A l’aide d’un radar et d’une caméra, le constructeur entend aider les conducteurs à éviter des accidents avec ces animaux pour le moins imprévisibles.

Le même Volvo doit participer dès ce mois de novembre à un test de véhicule autonome sur route ouverte, sous l’égide du ARRB Group. Parmi les partenaires figurent Bosch, Cohda Wireless, les Universités de Flinders et Carnegie Mellon, le Royal Automobile Association of South Australia et ITS Australia.

Publicités

La RATP s’intéresse aussi au véhicule autonome

 

IMG_8383

Lors du dernier congrès ITS de Bordeaux, les visiteurs et les médias ont pu tester un certain nombre de véhicules autonomes, que ce soient des voitures (Akka Technologies, Renault, Valeo, VEDECOM) ou des navettes (Easymile, Navya).

Certains de ces véhicules avaient eu une dérogation pour pouvoir rouler sur route ouverte.

Alors que la France commence à accorder des autorisations pour des expérimentations, notamment en région parisienne, le site Mobilicités nous apprend que la RATP s’intéresse à cette technologie, en complément des transports en commun. Clément Lucchesi*, chargé de mission pilotage des programmes et participations, a annoncé lors du congrès ITS que l’opérateur de transport public allait expérimenter ce type de véhicule en 2016 à Rambouillet. « L’idée est d’effectuer des navettes entre la gare et le domicile, le véhicule se rechargeant tout seul entre deux trajets », a précisé Clément Lucchesi.

La RATP est effectivement impliquée dans un programme d’expérimentation autour du véhicule autonome, ainsi que Renault et Continental, à Rambouillet.  L’opérateur anime d’ailleurs un volet sur le transport public dans le cadre du plan sur le véhicule autonome, englobé dans la thématique Mobilité Ecologique.

*Que ce blog a approché pour une interview. Mais, il était trop tôt pour en parler pendant le congrès.

Nissan mise sur la conduite autonome à Tokyo

139100_1_5 (1)

Exposant à domicile, l’allié japonais de Renault entend bien être le premier constructeur à proposer des véhicules autonomes à l’horizon 2020. Et peut-être même avant. Depuis 2013, Nissan a obtenu une dérogation pour tester une Leaf équipée de capteurs (radars, caméras, scanner laser) et pouvant rouler en mode automatisé sur route ouverte.

Les médias vont d’ailleurs pouvoir la tester pendant le salon de Tokyo, en conditions réelles dans le trafic de la capitale japonaise.

Selon Nissan, dès 2016, il sera possible de lâcher le volant en cas de bouchons sur autoroute. Et en 2018, la voiture pourra évoluer seule à vitesse normale sur ces mêmes axes de circulation. Toyota et Honda ont des projets similaires.

139111_1_5

Mais surtout, la firme dirigée par Carlos Ghosn a profité du salon pour dévoiler un concept car, l’IDS. Cette voiture du futur sera électrique mais aussi autonome.

Voir la vidéo.

139108_1_5

Quand le mode Piloted Drive est activé, le volant disparaît alors derrière le tableau de bord pour faire place à un grand écran plat. Les opérations relatives à la conduite restent contrôlées par la voix ou les gestes du conducteur, ou via l’intelligence artificielle.

139109_1_5

Les quatre sièges individuels peuvent pivoter sur eux-mêmes afin de faciliter les conversations.

139112_1_5

En permanence, les capteurs surveillent ce qui se passe autour du véhicule.

b215f231a57bb73dc00a7aa0f223c2dc37c56caa

A noter que l’IDS communique. Un message s’affiche pour laisser passer les piétons et les cyclistes dans le trafic.

139107_1_5

Lorsque le mode Manual Drive est sélectionné, l’intérieur spacieux se transforme afin de laisser le conducteur reprendre le contrôle. Tous les sièges se tournent alors vers l’avant. Le volant réapparaît, ainsi que les compteurs. L’éclairage intérieur devient bleu.

 

 

Lutz Pathfinder : la voiture autonome de Catapult à ITS Bordeaux

Catapault Pod morning-027x950

On ne l’a pas vu rouler au Parc des Expositions, ni dans les rues de Bordeaux, lors du dernier Congrès Mondial sur les Transports Intelligents. Mais pourtant, ce drôle de véhicule n’est pas passé inaperçu dans l’expo, sur le stand de Transport Systems Catapult.

Le Lutz Pathfinder est un Pod, autrement dit une espèce de navette autonome qui a été conçue par RDM Group et le département de robotique de l’Université d’Oxford. Ce véhicule électrique à deux places embarque 19 capteurs.

Découvrez-le ici en photo.

L’engin doit être prochainement testé en Grande-Bretagne, à Milton Keynes près de Londres. Une quarantaine d’exemplaires devraient à terme prendre la route dans une ville anglaise, en complément de la voiture particulière et des transports en commun.

Voir la vidéo.

Le groupement ADAS de Mov’éo et ses innovations à ITS Bordeaux

DSCN0044

Un véhicule autonome, des systèmes d’aide à la conduite et une application pour conduire de façon plus responsable : voilà ce que le Groupement ADAS du pôle de compétitivité Mov’éo a présenté lors du dernier Congrès ITS de Bordeaux.

La star du stand était une Citroën autonome. Pas la C4 Picasso qui a fait Paris-Bordeaux en mode automatisé, mais une C1, réalisée par l’Université ENSIAME de Valenciennes avec l’aide de FH Electronics (préparateur spécialisé en électronique), de Nexyad (vision artificielle) et d’Intempora (logiciel de cartographie 3D).

Nexyad a présenté également plusieurs types de caméras pour la détection d’obstacles et l’aide à la conduite : RoadNex, ObstaNex, VisiNex et SafetyNex.

IMG_8460

Une de ses innovations était également visible sur le stand de PSA, à savoir le simulateur de conduite basé sur les applications Car Safety Apps*, associant les capteurs du mobile à ceux du véhicule.

*Projet financé par le FUI, avec Continental en chef de file et la participation de PSA, Oktal, Digital Product Simulation et l’UVSQ.

La PME a par ailleurs consacré une page (en anglais) de son site au Congrès ITS de Bordeaux, avec en bonus la vidéo (en français) de l’essai du véhicule autonome de VEDECOM. Il faut dire que les aides à la conduite et l’automatisation de la conduite étaient au coeur de l’offre présentées par le Groupement ADAS de Mov’éo.

Pour sa part, Nomadic Solutions a profité de l’événement pour communiquer sur l’éco-conduite et la sécurité routière (My Route Assistant).

A noter que le pôle Mov’éo était aussi représenté au Congrès ITS par le Groupement ITS Infra qui, comme son nom l’indique, est centré sur les infrastructures.

Et retrouvez ici le compte-rendu du pôle Mov’éo sur ITS Bordeaux.

Le Pôle Véhicule du Futur satisfait d’ITS Bordeaux

IMG_7893

Comme d’autres pôles de compétitivité dédiés à l’automobile, dont Mov’éo par exemple, le Pole Véhicule du Futur est satisfait d’avoir pu participer au Congrès ITS de Bordeaux. Il dresse d’ailleurs un bilan, consultable sur son site Internet.

Le PVF a même été l’un des animateurs de cet événement, avec la démonstration des véhicules autonomes présentée par l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard et la plateforme Car2Road. Elle mettait en évidence la détection d’autres véhicules aux intersections et une gestion automatisée des priorités : une application du projet PV PAC soutenu par le Pôle Véhicule du Futur.

Une démo qui figurait dans le clip officiel, diffusé lors de la Plénière inaugurale, en présence des spécialistes mondiaux des ITS, élus, membres du gouvernement et de la presse internationale.

ITS_Stand_Voxelia_2

Le Pôle rappelle également la présence de l’entreprise Voxelia, qui présentait sur son stand un simulateur, permettant de visualiser l’intégration des ITS.

Par ailleurs, l’Eurométropole de Strasbourg, qui se positionne pour accueillir un futur congrès ITS européen, était présente sur le stand d’ITS France.

Le Pôle Véhicule du Futur, qui vient de recevoir un Label Gold (qui récompense les clusters européens pour leur niveau d’excellence), entend justement se positionner sur les systèmes de transports intelligents.

Vers une législation unifiée aux Etats-Unis pour les véhicules autonomes ?

158618_Autonomous_drive_technology_detection_on_the_road

À l’occasion d’un discours prononcé lors d’un séminaire de haut niveau sur la conduite autonome, qui se déroulait jeudi dernier et organisé par Volvo et l’Ambassade de Suède à Washington, le PDG du constructeur automobile a souligné le flou actuel de la législation américaine.  Hakan Samuelsson a fait remarquer que les États-Unis sont actuellement le pays le plus progressiste dans le domaine des véhicules autonomes, mais que cette position pourrait être remise en question si un cadre spécifique de règles et de tests n’était pas mis en place au niveau national.

« L’absence de directives nationales concernant les tests et la certification des véhicules autonomes risque de faire perdre sa place de leader aux États-Unis », a-t-il déclaré. Dans une certaine mesure, l’Europe a souffert de son méli-mélo de lois et de règles. Il serait dommage que sur un sujet aussi important, les États-Unis suivent également cette voie ».
Pour le patron de Volvo, le manque de supervision fédérale au niveau national risque d’engendrer un ralentissement de la conception et de l’introduction des technologies de véhicules autonomes, lesquels seront alors particulièrement difficiles à tester, à développer, et à vendre pour les constructeurs.

« L’absence de réglementations claires empêchera les constructeurs de procéder à des tests crédibles, qui leur permettraient de concevoir des véhicules adaptés à l’ensemble des différentes lois des 50 états », a encore ajouté Hakan Samuelsson. Afin d’assurer la transition la plus douce possible vers la mobilité autonome, nous devons instaurer une structure adaptée », a-t-il plaidé.

Pour Volvo, l’introduction des véhicules autonomes sur les routes du monde entier se déroulera bien plus tôt que les législateurs ne l’avaient prévue.

Rinspeed veut faire le show à Las Vegas avec un véhicule autonome et un drone

Etos Rinspeed

Habitué du salon de Genève, le carrossier suisse va dévoiler son prochain concept de véhicule autonome au CES, en janvier prochain. Il s’est assuré le concours de ZF TRW, NXP et Harman, ses partenaires habituels dans ce genre de projets. Nom de code du véhicule : Etos.

A bord du concept de Rinspeed, la technologie s’adapte au mode de conduite. Ainsi, en mode autonome, le volant se replie dans la planche de bord et les écrans s’approchent du conducteur et de son passager.

Autre exclusivité : le concept Etos transporte un drone. Cet objet volant peut servir à livrer un bouquet de fleurs ou pour prendre une vidéo pendant que le véhicule roule (le clip pouvant ensuite être partagé avec des amis).

Rinspeed veut apporter un peu de magie dans l’automobile.

Toyota et le co-équipier virtuel pour la conduite automatisée

Lexus jap

Lors du Congrès ITS de Bordeaux, le constructeur japonais a communiqué sur le thème de la conduite automatisée, à travers notamment un simulateur de conduite. Mais, il n’y avait pas de véhicule de démo. Et pour cause : le véhicule d’essai qui sert aux développements (une Lexus GS) roule à Tokyo sur le réseau d’autoroutes local Shuto. Il a mené une campagne de tests qui a permis de faire des entrées et sorties sur l’autoroute en mode autonome, ainsi que du respect de distances par rapport aux autres véhicules et des changements de file.

Mobility team mate

Pour Toyota, l’intelligence artificielle des futures voitures autonomes doit jouer le rôle d’un co-équipier. C’est plus un ami qu’un robot. Il faut développer une interface homme-machine conviviale, afin de mieux faire accepter la technologie et rendre la conduite plus coopérative. Le constructeur estime que le « Mobility Team mate » doit anticiper sur les décisions à prendre, être connecté (grâce au dialogue entre les véhicules et l’infrastructure, qui se développe au Japon avec ITS Connect) et surveiller aussi au passage le degré d’attention du conducteur.

Toyota, qui travaille sur l’automatisation de la conduite depuis les années 90, estime pouvoir lancer ces technologies en 2020.

Voici une vidéo pour présenter ces avancées.

Seval Oz (Continental) « La Silicon Valley est un accélérateur d’innovations »

img_2014_08_18_bu_its_de-data

Le blog du Congrès ITS de Bordeaux avait rencontré la semaine dernière Seval Oz, Président de la division ITS de Continental. Cette ancienne de Google, qui faisait partie de l’équipe de développement des voitures sans chauffeur, a rejoint l’équipementier allemand et pilote depuis la Silicon Valley une branche qui consiste à faire le lien avec le cloud et les objets connectés.

Par rapport à votre ancien poste, qu’est-ce qui change au niveau de l’organisation quand on rejoint une firme automobile ?

Il faut du courage pour concrétiser ses idées. Je pense que Continental a réalisé qu’il avait besoin de développer plus vite des innovations pour garder l’avance technologique requise et maintenir son rang. En conséquence, le défi pour moi est d’arriver à intégrer mes idées et de faire évoluer cette société.

Pourquoi est-ce si important d’être au cœur de la Silicon Valley ?

C’est un état d’esprit. C’est un environnement unique qui favorise la créativité, le développement des technologies et leur financement, le tout à une vitesse incroyable. On peut parler d’un vortex, qui concentre des grandes écoles comme Stanford, Berkeley et toutes les universités de Californie, mais aussi des sociétés de capital-risque qui sont prêtes à prendre des risques. Cet environnement peut être répliqué, et c’est d’ailleurs le cas en ce moment en Chine – d’où l’émergence de nouveaux champions comme Alibaba et Baidu – ou encore en Inde et à Singapour. Néanmoins, je pense que la Silicon Valley reste assez unique, car elle attire beaucoup d’entrepreneurs. Cette diversité est un accélérateur d’innovations.

Image converted using ifftoany

Vous êtes en poste depuis un an et vous avez profité du dernier Congrès ITS de Bordeaux pour présenter vos premières réalisations. Pouvez-vous nous les présenter ?

Elles sont au nombre de deux. La première est ce que j’appelle la base de données sur la route, qui préfigure les futures mises à jour de cartes… sans avoir besoin de se reposer sur des cartes. Il s’agit en fait d’une création de cartes dynamiques, à partir des caractéristiques de la route telles qu’elles sont perçues et analysées par les capteurs du véhicule. Ce sont des données précises et réactualisées en permanence. Le fait que la voiture sache exactement où elle se trouve va nous aider pour le futur. Imaginez tout simplement que le véhicule soit capable de créer des cartes au fur et à mesure qu’il se déplace (« Maps as you go »). C’est un plus pour la sécurité, car il devient possible d’interagir avec l’environnement en cas de danger.

img_2015_09_11_clever_home_de-data

Et la seconde innovation ?

Ce que nous appelons « Holistic Connectivity » fait le lien avec le monde de l’électronique grand public. L’idée est d’avoir une continuité de service dans le véhicule, aux alentours et en dehors, ainsi que des applications de contrôle à distance. C’est aussi une façon de s’ouvrir à de nouvelles évolutions, comme l’économie du partage avec le covoiturage dynamique. Les réseaux sans fil sont la clé de ce futur. Il faut également développer une place de marché, de façon à permettre à l’utilisateur d’accéder à ces applications. Continental est dans une position assez unique, car il connaît parfaitement l’écosystème lié au véhicule. Je pense que si nous avançons assez vite, la société serait en mesure de proposer des services, pas seulement pour les constructeurs automobiles, mais aussi pour les gestionnaires de flottes, les loueurs. C’est même un moyen de conquérir de nouveaux marchés, y compris ceux qui n’existent pas encore.