Archives du mot-clé PSA Peugeot Citroën

NXP et le projet SCOOP@F avec PSA : deux approches de la voiture connectée avec l’infrastructure

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Il n’y a pas que la voiture autonome au Congrès ITS de Bordeaux. On peut y voir aussi les voitures connectées de prochaine génération. Des voitures qui dialoguent avec les autres véhicules, mais aussi avec l’infrastructure.

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Par exemple, PSA Peugeot Citroën a choisi de mettre en avant le projet SCOOP@F qui va se traduire par 3000 véhicules (1000 de PSA, 1000 de Renault et 1000 autres mis en service par des opérateurs d’infrastructures) reliés par le protocole Wi-Fi G5 à 2000 km d’autoroutes.

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Nous avons roulé sur la rocade de Bordeaux et avons pu mesurer la pertinence des messages reçus, du type chantier mobile ou alerte en cas de présence d’un piéton sur le côté de la route.

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Mais, l’approche va bien au-delà des messages d’urgence. Les opérateurs d’infrastructures sont intéressés pour recevoir aussi des informations envoyées de façon anonymes par les véhicules, comme des essuie-glaces activés ou le déclenchement de l’ESP. Ces données permettent de déterminer si une zone est devenue accidentogène en fonction de la météo et du trafic.

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Le projet français se déroule en coopération avec d’autres initiatives (corridor entre les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche, corridors en Espagne et au Portugal).

Voir les photos de SCOOP.

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Autre démo à voir absolument, celle proposée par NXP.  A bord de Honda, équipées pour recevoir des messages en mode Car2X, on vous propose des cas de figure très concrets.

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Sur l’écran de bord, on peut ainsi simuler la présence de ralentisseurs (perçus et signalés par des véhicules passés auparavant). d’un véhicule en panne, d’un chantier mobile, d’une route glissante, ou encore afficher dans combien de temps le feu va passer au feu rouge.

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On vous explique aussi que si un enfant porte par exemple sur un vêtement ou sur un cartable une étiquette RID (U Code), il devient possible pour un véhicule connecté de le repérer à l’avance et d’éviter ainsi les risques de collision au passage piéton.

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Le fin du fin, c’est la démo de lutte contre le piratage. NXP simule à un moment l’envoi d’une fausse information (présence d’un véhicule d’urgence prioritaire) à partir d’une balise en bord de route, et qui est reconnue comme telle sur l’écran de bord du véhicule.

Voir l’album photo de la démo NXP.

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PSA champion en Europe de l’appel d’urgence localisé

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Le système E-call (Emergency Call), que les constructeurs automobiles auront l’obligation de proposer en 2018 en Europe, est déjà proposé par un certain nombre d’acteurs. C’est le cas par exemple de PSA Peugeot Citroën qui, depuis 2003 avec 1,7 million de voitures connectés, est le plus avancé en Europe.

A l’occasion du Congrès ITS de Bordeaux, le groupe fait savoir qu’il peut désormais apporter une dimension «car to infrastructure» à son service e-call, en collaboration avec son partenaire IMA. Les centres de contrôle autoroutiers en France sont désormais automatiquement avertis
des incidents sur leurs routes grâce aux véhicules Peugeot, Citroën et DS équipés de l’appel d’urgence.Cela permet aux autres conducteurs d’être avertis des dangers potentiels à venir, grâce aux messages sur les panneaux autoroutiers.

Un exemple parmi d’autres de l’apport de la voiture connectée pour une meilleure sécurité routière.

Carlos Tavares (PSA Peugeot Citroën) : « le véhicule autonome va faire énormément progresser la sécurité routière »

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Le blog du Congrès mondial sur les Transports Intelligents a rencontré le Président du groupe PSA à l’occasion du salon de Francfort. Carlos Tavares nous donne sa vision du véhicule connecté et autonome et nous livre au passage un scoop.

PSA a fait parler de lui cet été avec une C4 Picasso autonome. La bonne nouvelle, c’est que ce véhicule sera exposé au congrès sur votre stand. Et le véhicule va même faire le voyage par la route depuis la région parisienne jusqu’à Bordeaux ?

Cela prouve bien que le véhicule existe. Nos techniciens ont eu à coeur de démontrer que, pendant la reconstruction économique du groupe, nous avons préservé l’essentiel, à savoir la capacité de créer de nouvelles technologies et d’innover. Nous avons toujours protégé cette activité et c’est la raison pour laquelle nous nous retrouvons maintenant dans le peloton de tête des entreprises qui développent des véhicules autonomes. Nous allons en apporter la démonstration en venant à Bordeaux par la route* avec un véhicule de ce type.

Vous l’avez d’ailleurs testé vous-même en région parisienne…

Oui, je l’ai essayé autour de Vélizy (lieu du centre de recherche de PSA, dans les Yvelines) et c’était très convaincant. Je sentais qu’il y avait autour de moi un peu de nervosité, mais j’ai trouvé l’essai très sûr et très serein. Nous sommes dans une très bonne tendance en matière de développement et de maturité de la technologie, que nous allons introduire au plus tard en 2020. Nous espérons d’ailleurs que, d’ici là, le contexte réglementaire dans lequel nous évoluons se sera adapté. Pour ce qui est des tests, nous avons été les premiers à recevoir une autorisation sur route ouverte avec ce prototype là.

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Vous êtes un pilote confirmé. Est-ce que ce n’est pas un peu frustrant pour vous de laisser le volant à une machine ?

Pas du tout. je fais du sport automobile depuis maintenant 35 ans, et je n’en suis jamais sorti, mais il y a une énorme différence entre la qualité de vie à bord d’un véhicule – et en particulier la qualité du temps dont je dispose – par rapport au plaisir que j’éprouve à piloter la machine sur une piste fermée en concurrence avec d’autres pilotes. Ce sont deux expériences différentes. Je pense que le véhicule autonome va nous apporter fondamentalement deux choses au niveau de l’être humain. La première, c’est la sécurité. Compte tenu des développements et de la sophistication qui est derrière, son propre pilotage nous apportera des comportements prévisibles et reproductibles, sans les erreurs de l’humain. La sécurité routière va énormément progresser par le biais de la prise en charge par la machine des situations délicates, en appliquant des protocoles de prudence inscrits dans le véhicule autonome. On va gagner aussi sur un deuxième volet au quotidien qui est celui de rendre à l’utilisateur du véhicule du temps de grande qualité. J’ai le privilège d’être souvent conduit et de travailler dans ma voiture deux heures par jour, une heure à l’aller et une heure au retour. Cela me permet de me concentrer et de prendre connaissance des messages, mais aussi de pouvoir dialoguer avec quelqu’un au téléphone dans de bonnes conditions. On peut imaginer que l’on puisse rendre au client tout ce temps de grande qualité, avec des gains en qualité de vie dans le domaine professionnel ou dans le cercle familial. Si on cumule les deux avantages que sont plus de sécurité et plus de temps de grande qualité, on peut imaginer que la voiture autonome connaîtra un grand succès.

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Le corollaire de la voiture autonome, c’est la voiture connectée : une voiture qui dialogue avec les autres ainsi qu’avec l’infrastructure. Et c’est ce que vous allez présenter également à Bordeaux ?

C’est très important, parce que les consommateurs aujourd’hui nous envoient un message simple et clair. Ils veulent une continuité de la connexion entre leur maison, leur bureau et le véhicule, via le smartphone. Nous sommes en situation de leur offrir cette capacité. Dès aujourd’hui, à l’occasion du salon de Francfort, les véhicules de la gamme DS sont connectés, avec des protocoles qui rendent la communication possible à bord avec des smartphones Android et avec l’iPhone. PSA, qui n’a jamais baissé la garde en matière d’investissement en R&D, fait dans ce domaine également partie du peloton de tête, comme pour les essais de la voiture autonome. Nous sommes heureux de participer à ce congrès pour partager notre vision et notre expérience.

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Un point d’actualité, si vous le voulez bien : en France, on aborde la sécurité routière en évoquant la vitesse et une réponse qui passe par plus de radars, alors qu’on voit bien, ici à Francfort, que toutes les marques généralisent les aides à la conduite. N’est-ce pas la technologie qui pourrait demain sauver des vies ?

Oui, je suis tout à fait d’accord. je trouve que nous avons un problème de diagnostic. Quand on regarde le travail qui a été fait par les acteurs depuis maintenant plusieurs décennies, on constate qu’un effort important a été fait en matière d’infrastructures, il y a des progrès absolument colossaux qui ont été faits par les constructeurs automobiles, dans le domaine de la sécurité passive mais aussi de la sécurité active. On en arrive maintenant à un niveau qui nécessite que l’on se pose des questions, qui vont au-delà de simplement continuer à faire un peu plus la même chose. Nous avons deux dimensions, celle de l’être humain qui n’est pas parfait et qui peut être traitée par le véhicule autonome, et une autre qui relève du comportement tant que ces véhicules ne sont pas là. En ce qui concerne le comportement, je pense qu’on ne fait pas le bon diagnostic du plaisir qu’il y a de se comporter de manière civile et respectueuse de la vie des autres lorsqu’on est au volant. A titre personnel, quand je suis sur les pistes pour faire une course, je sais qu’il y a des règles à respecter. Et quand je suis sur la route, je sais qu’il y a des règles à respecter aussi et je suis apaisé par rapport à cela. Je crois qu’aujourd’hui, si on veut continuer à progresser en sécurité routière, on ne peut pas faire l’économie d’un questionnement au-delà de la simple répression. Qu’est-ce qu’on peut faire pour séduire les utilisateurs de ce magnifique objet de liberté de mouvement qu’est l’automobile et les inciter à se comporter de manière civile, pour justement protéger la liberté que nous avons de nous déplacer d’un point A à un point B ?

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Ici, à Francfort, vous avez été invité à intervenir dans le cadre d’un forum, le New Mobility World, aux côtés de Chris Urmson, qui dirige le programme de véhicules sans chauffeur chez Google. Qu’avez-vous envie de lui dire ?

C’est d’abord une approche intéressante et qui bouscule les idées reçues. Elle met tout de suite l’enjeu sur le véhicule sans conducteur, ce qui est sans doute un raccourci un peu rapide, parce que pour arriver à ce niveau là il faut quand même développer toutes les technologies qui permettent d’assurer au consommateur une sécurité maximale. Donc, atteindre ce niveau là implique de passer d’abord par des paliers et une consolidation de la technologie. Ce n’est sans doute pas l’avis de mon interlocuteur. Il y a une autre dimension dont tous les journalistes me parlent : est-ce que vous, chez PSA, vous avez peur de Google ?

Et vous avez peur ?

Ce que je leur dis, c’est simple. Ces entreprises qui ont connu un grand succès sont dirigées par des gens qui réfléchissent et qui ont un sens des affaires. La question que l’on peut se poser, c’est pourquoi des gens qui ont un sens des affaires aussi abouti viendraient dans une industrie où l’investissement en capital est énormissime, le retour sur investissement très faible et le risque d’échec très important ? Pourquoi est-ce que des gens particulièrement aiguisés au sens des affaires prendraient un tel risque ? Ils ne vont pas prendre ce risque là, car ce ne sont pas des experts du monde automobile. Ils ne vont pas mettre un capital énorme pour une rentabilité faible et un risque de mauvaise exécution très important. Donc, j’en arrive à la conclusion qu’il est préférable qu’ils établissent des partenariats avec des constructeurs automobiles. Nous, chez PSA, on est habitué à établir des partenariats dans de multiples domaines et on est ouvert à avoir une discussion avec eux, comme avec d’autres d’ailleurs. Mais, nous voulons un partenariat gagnant-gagnant, qui respecte notre capacité à rester connecté avec le client final mais qui va aussi se nourrir des expériences que ces entreprises ont su créer. On voit ça plutôt comme une opportunité de partenariat intelligent, et pas comme une menace.

 

*Des blogueurs participeront au voyage et feront vivre en live cet événement.

PSA Peugeot Citroën dévoile sa feuille de route pour le véhicule autonome

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Dès 2018, avec une première application sur la Peugeot 508, le Groupe proposera à ses clients des véhicules équipés de fonctions de conduite autonome « sous surveillance du conducteur », pour leur permettre de mieux profiter de leur temps de parcours et d’alléger leur tâche de conduite. A cet horizon, l’électronique pourra prendre le relais en cas d’embouteillage sur les voies rapides ou autoroutes, ainsi que pour les manœuvres de parking à distance.

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Cette délégation de conduite permettra de sécuriser certaines phases de conduite et d’éviter ainsi la majeure partie des accidents liés à l’erreur humaine ou l’inattention. La sûreté de fonctionnement sera bien sûr un élément clé pour assurer la sécurité en toutes circonstances.

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PSA va donc robotiser la direction, le freinage et la chaîne de traction. Le véhicule utilisera
d’une part des capteurs de détection de l’environnement (radars 77Ghz avant/arrière, caméra
frontale, ceinture ultrasons, caméras dans la carrosserie), mais aussi des moyens de surveillance pour évaluer la vigilance (capteur de détection ‘’Hands on’’, caméra de monitoring conducteur), en lien avec les informations fournies par la navigation. Des Interfaces Homme-Machine intuitives pourront ainsi gérer la reprise en main et superviser la voiture en situation
de conduite.

Grâce à ces solutions, la voiture pourra ainsi suivre une voie en s’adaptant au trafic et à la vitesse réglementaire, et changer de voie sur décision du conducteur.

Voir la vidéo

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Dans une deuxième phase, au-delà de 2020, des fonctions de conduite autonome permettront au conducteur de déléguer entièrement la conduite au véhicule lui-même, sans interaction de sa part, en toute sécurité afin qu’il puisse se consacrer à d’autres activités. Il pourra ainsi lire ses SMS ou se détendre, pendant que le véhicule circule de manière autonome sur des tronçons adaptés (voies express à chaussées séparées) , en dessous de 50-70 km/h et en situation de trafic congestionné. Un mode Highway Chauffeur permettra aussi de bénéficier de la conduite autonome sur voie rapide sans supervision. Mais, le conducteur sera en mesure de reprendre la main si le véhicule le lui demande avec un préavis suffisant (entre 5 et 10 s).

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Le véhicule autonome sera connecté à l’infrastructure et aux autres véhicules afin d’optimiser le
temps de parcours, la consommation de carburant et d’anticiper les événements routiers présentant un risque.

PSA va par ailleurs introduire la réalité augmentée, dont voici un aperçu en vidéo.

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Et au Congrès ITS de Bordeaux ? Pas de démo de véhicule autonome, mais PSA  Peugeot Citroën présentera plusieurs applications liées au véhicule connecté. La première consiste à relayer l’information d’un freinage d’urgence face à un piéton à une voiture qui suit, pour qu’elle puisse également ralentir à temps et automatiquement alors qu’elle ne voit pas encore le danger. La seconde consiste à informer les usagers de la présence d’un piéton sur le bord de la rocade, détecté à l’aide d’une caméra sur un véhicule, au moyen de l’écran de bord et des panneaux à messages variables. Il y aura aussi le signalement d’un chantier temporaire. Ces prestations sont rendues possibles dans le cadre du projet SCOOP@F avec la communication entre véhicules et avec l’infrastructure.

Le récap’ en photos.

PSA : une voiture autonome de série en 2018 et des démos à ITS Bordeaux

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Le 15 avril, lors d’une audition à l’Assemblée Nationale devant les commissions des Affaires économiques et du Développement durable, le président du Directoire de PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares, a officialisé le lancement de véhicules intégrant les premières fonctions de conduite automatique en situation d’embouteillage dès 2018.

« Nos premières technologies liées à la conduite automatisée seront disponibles sur notre prochaine génération de Peugeot 508 », a-t-il assuré selon l’AFP.

Ce n’est pas vraiment une surprise, car le groupe est impliqué dans le plan « véhicule à pilotage automatique » de la nouvelle France Industrielle et fait partie de l’institut VEDECOM qui met en oeuvre ce projet.

Mais, dès cette année, on aura un aperçu du savoir-faire du constructeur français.

PSA prévoit en effet de participer aux démos du Congrès ITS de Bordeaux. Il y aura d’une part une démo sur un système de détection et d’évitement automatique de collision avec les piétons et sur ce qu’on appelle le Car2X (communication avec les véhicules et l’infrastructure) dans le cadre du projet SCOOP@F. Une information que nous avons recueillie auprès du responsable de la recherche du groupe, Gilles Le Borgne.