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Congrès ITS Bordeaux : le test de la voiture autonome d’Akka

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C’était sans doute l’une des voitures les plus attendues de ce congrès. Au sein des démos de voitures autonomes, le prototype d‘Akka Technologies fait partie de ces happy few qui ont le droit de circuler sur route ouverte.

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Malgré la pluie de ce premier jour, qui rend l’expérience plus difficile, le blog du congrès ITS a pu embarquer à bord du véhicule d’Akka et faire un bout d’essai de conduite autonome en site urbain. Si l’on veut bien faire abstraction du fait que c’est un véhicule élaboré à partir d’une feuille blanche, et qu’il lui manque quelques éléments de confort (clim’) et de sécurité (ceintures de sécurité, clignotants), c’est un véhicule qui apporte un plus par son architecture by wire.

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Il n’y a pas de pédales et les commandes sont regroupées au volant avec des fils électriques qui permettent de gérer l’accélération et le freinage. Du coup, on peut croiser les jambes comme l’a fait la conductrice.

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Par ailleurs, la voiture permet de faire apparaître une tablette pour accéder à des services connectés.

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Mais, comme je vous le disais, nous avons roulé en mode autonome. Voici une image qui en atteste.

Le proto d’Akka se distingue aussi par l’interface homme-machine, assez inhabituelle par rapport à ce qui se pratique dans l’automobile.

Voir la vidéo et notre album photo.

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Et en bonus, la Link & Go 2 exposée sur le stand de la région Aquitaine.

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CoCoVeA : un groupe de travail sur l’IHM et l’architecture électronique des futurs véhicules autonomes

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Dans la mesure où l’accumulation des systèmes d’assistance dans les futures voitures autonomes impose une parfaite compatibilité entre les systèmes embarqués et le dispositif de guidage du véhicule, il est indispensable de connaître en permanence la situation de conduite et l’état du conducteur, afin d’activer instantanément ou non le mode de conduite automatique.

C’est tout le sens de la plateforme Moebius, que Valeo a par exemple présentée récemment au CES de Las Vegas, avec à une caméra intérieure qui fait du « monitoring ». La version 2 a d’ailleurs été dévoilée à l’occasion du salon de Francfort.

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Mais, il y a aussi en France un consortium qui s’est formé pour concevoir une architecture coopérative entre le conducteur et le système d’assistance à la conduite automatisée. Il a pour nom CoCoVeA (Coopération Conducteur – Véhicule Automatisé) et a été lancé par l’ANR (Agence nationale de la recherche) dans le cadre de son programme « Transports durables et mobilité ». Ce consortium est piloté par le LAMIH (Laboratoire d’automatique, de mécanique et d’informatique industrielles et humaines) et compte parmi les partenaires l’IFSTTAR, l’INRIA, Spirops, le laboratoire Comete de l’université de Caen, PSA Peugeot-Citroën, Continental Automotive et Valeo.

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Tout récemment, il s’est élargi avec l’arrivée d’AKKA Technologies. C’est une véritable reconnaissance pour ce groupe d’ingénierie qui présentera son savoir-faire lors du prochain Congrès sur les ITS de Bordeaux, avec son prototype Link & Go. AKKA Technologies a été choisi pour sa compétence avérée dans l’analyse du comportement du conducteur au travers d’études réalisées sur l’estimation de la vigilance, et la gestion des situations d’urgences. En outre, la société fera également bénéficier le consortium de ses compétences aéronautiques, notamment dans l’ergonomie de l’habitacle, proches des cockpits d’avions.

Fin 2015, un prototype de cette architecture sera implanté et testé sur des démonstrateurs ou véhicules réels en mode autonome.

Premières répétitions à Bordeaux pour le Congrès ITS

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Pendant une bonne partie de la semaine, quelques uns des exposants du Congrès ITS de Bordeaux sont venus sur place pour réaliser des premiers tests en vue de l’événement. Au parc des expositions, on pourrait résumer cela par un véhicule connecté et autonome (Link & Go d’Akka Technologies), un vélo connecté (Nigiloc) et des drones (Reflet du Monde).

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A Bordeaux-Lac, durant ces quelques jours, on a pu voir tourner des véhicules autonomes, encadrés par d’autres véhicules. Ils ont roulé sur route ouverte, grâce à une dérogation accordée par les pouvoirs publics. Mais, c’était pour des essais, afin de vérifier la connectivité avec l’infrastructure. La presse, qui a été conviée hier après-midi, a pu rencontrer quelques acteurs pour échanger sur ces premiers jours d’essais. Les photographes ont pu ainsi approcher le prototype d’Akka Technologies, l’un des plus attendus du congrès.

Voir les photos du Link & Go

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Durant cette session, VEDECOM est également venu rencontrer les journalistes. Si le secret est encore gardé sur les lignes de son véhicule autonome (qui concentre le savoir-faire du meilleur de l’industrie automobile française), avec interdiction de prendre des photos, on sait désormais que le souhait est d’embarquer des technologies réalistes à des coûts « automobiles ». C’est donc sur la base d’un véhicule de série électrique, et avec des capteurs mieux intégrés que sur la Google Car, que ce prototype fera son apparition en première mondiale à Bordeaux en octobre prochain. Le véhicule pourra aussi proposer des services connectés, en lien avec la conduite ou les phases où le conducteur est plus passif.

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Que diriez-vous de ce type de proposition en mode autonome ?

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Toujours en matière de véhicule autonome, l’UTBM a présenté une partie de sa démonstration, qui porte sur la détection d’autres véhicules aux intersections, et une gestion automatisée des priorités. A un moment, les journalistes ont pu voir le conducteur sortir les mains de la vitre avant, pendant que le véhicule – un Renault Scenic – roulait en mode autonome.

Plus de détails sur YouTube.

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Le drone est sans doute l’appareil qui se rapproche le plus du véhicule autonome. Et il était présent aussi hier à Bordeaux-Lac. La société Reflet du Monde, qui travaille sur les drones du futur, sera présente lors du Congrès mondial sur les ITS. Elle sera là pour apprendre aux participants à piloter un drone, mais aussi pour prendre des images du congrès, et en particulier des démonstrations (dont celles de voitures autonomes, évidemment), qui seront retransmises sur écrans géants.

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Voici le retour sur écran d’un opérateur de prises de vues à partir d’un drone.

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Et le véhicule connecté ? Il était là bien sûr. Continental a donné quelques détails sur son véhicule relié au cloud et baptisé « Holisitic Connectivity », donnant accès à une foule de services. La presse a pu également tester les feux connectés à Bordeaux, qui ont été déployés dans le cadre du projet Compass4D. A bord de véhicules équipés d’une liaison G5 (proche du Wi-fi), elle a pu mesurer l’intérêt d’une communication permettant de savoir quelle vitesse respecter pour être sûr de passer au feu vert, ou au contraire incitant à couper le moteur quand on sait que le feu rouge va durer longtemps. Une démo très réaliste et aménagée sur 13 carrefours à partir de Bordeaux-Lac.

Voir les photos de Compass4d, fournies par Geoloc Systems.

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Plus surprenant, on a pu voir aussi au parc des expositions un vélo connecté, grâce à la balise de Nigiloc qui permet d’être alerté en cas de vol et même de pouvoir le localiser (grâce à un accord avec Sigfox).

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Enfin, le cluster Topos Aquitaine – hôte du congrès ITS – a profité de cette journée pour organiser sur place un « living lab ». Cette formule de discussion ouverte entre membres permet de discuter librement d’innovation et de faire avancer plus rapidement les idées.

Véhicule autonome : des premières mondiales prévues à Bordeaux

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Parmi les 50 véhicules prévus pour les démos qui se feront à l’extérieur du Congrès ITS de Bordeaux, il y en a quelques uns qui devraient susciter beaucoup d’attention. Il s’agit bien entendu des voitures autonomes, dont certaines évolueront sur route ouverte et pour la première fois en France. « Nous avons obtenu les autorisations nécessaires de la part de la préfecture et de l’Etat pour rouler en milieu urbain », explique André Reix, directeur du comité d’organisation bordelais du 22ème congrès mondial ITS. Mais, pour des questions de sécurité, un conducteur professionnel, formé pour réagir très rapidement en cas d’incident, sera présent dans les véhicules durant ces cinq jours de test », précise-t-il.

A noter que ces véhicules seront identifiables, soit par une immatriculation spécifique ou un signe distinctif.

Le show sera en grande partie assuré par des acteurs français.

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Le premier est l’Institut VEDECOM, qui est un ITE (Institut pour la Transition Energétique) où se retrouvent les principaux acteurs de l’industrie automobile française. Né en 2014, il a pour vocation d’accompagner l’ensemble de son écosystème à créer de l’innovation performante dans le domaine de la mobilité et en particulier dans les domaines des véhicules électrifiés, des véhicules autonomes et connectés, et des infrastructures et services de mobilité et d’énergie partagées. C’est un véhicule électrique, autonome et connecté, qui sera présenté au Congrès ITS de Bordeaux et sur route ouverte. Une première réalisation concrète de VEDECOM avec des services contextuels, affichés en temps réel.

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Le second est Valeo. L’équipementier français, qui a développé un premier véhicule autonome (Cruise4U) en début d’année pour le CES de Las Vegas, puis un second qui a été montré à Paris sur l’esplanade des Invalides en mars avec l’aide de son partenaire Safran, tous deux sur la base de modèles Volkswagen, entend faire rouler un autre véhicule automatisé sur la rocade de Bordeaux. Et il y aura de nouvelles évolutions, nous promet-on chez Valeo avec toujours plus de réalisme et une solution encore plus mûre techniquement. Dans une interview récente, le PDG de la société, Jacques Aschenbroich, déclarait : « nous ne craignons pas Google ».

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Le troisième est Akka Technologies. Cette société de conseil en ingénierie a  prévu de faire rouler son démonstrateur Link in City*, développé à partir de son prototype initial Link & Go. Ce véhicule au look futuriste et à propulsion électrique se repère grâce à ses capteurs par rapport à l’environnement et dispose d’une cartographie 3 D, ainsi que d’un GPS de précision centimétrique. Mais, il est aussi connecté (Wi-Fi, 4 G), afin de dialoguer avec l’infrastructure et de recevoir des informations sur le trafic à Bordeaux, et de bénéficier de services reposant sur l’open data, le big data et le cloud. En mode autonome, il est possible de faire des visioconférences pendant que l’électronique gère la conduite. Les passagers peuvent aussi faire pivoter les sièges dos à la route et discuter entre eux.

*projet mené en partenariat avec le Conseil Régional d’Aquitaine et les sociétés Cogniteev et Helileo

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A suivre également : une démonstration sur circuit fermé de trois véhicules autonomes, dans le cadre d’un projet de recherche mené par l’UTBM et financé par la région Franche-Comté.

En évoluant sur un circuit reprenant la forme d’un huit, ces véhicules seront capables d’adapter leur allure et de gérer les priorités de passage à des intersections sans feux. Ils circuleront en gardant une distance de sécurité, aussi bien avec les véhicules précédents dans la même voie qu’avec les véhicules qui les croisent. Dotés de capteurs, les trois véhicules de démonstration ont été robotisés par FAAR Industry, expert dans l’électronique de contrôle pour les véhicules autonomes et connectés. Grâces aux techniques de commandes longitudinale et latérale, les véhicules suivront la trajectoire du circuit. Pour synchroniser leurs vitesses à l’approche de l’intersection, les véhicules négocieront entre eux via un serveur. Ils devront d’abord s’accorder sur l’ordre de passage puis réguler leurs vitesses en fonction.

Le concept a été conçu en virtuel avec l’outil Simulate de Voxelia, puis validé en réel sur la plateforme Car2Road du pôle Véhicule du Futur. A noter que les apports des technologies satellitaires (EGNOS et dans le futur GALILEO) seront démontrés pendant le congrès ITS de Bordeaux via la plateforme de réalité mixte de Voxelia.

Pour sa part, PSA Peugeot Citroën procèdera à une démo d’évitement automatique d’urgence face à un piéton.

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Chez les constructeurs français, Renault prévoit par ailleurs de faire une démo de ce qu’on appelle le voiturier automatique. Avec une Fluence Z.E, qui a participé au programme PAMU, la marque au losange montrera comment une voiture peut aller se garer toute seule, le conducteur restant à l’extérieur du véhicule. Voir la vidéo.

A noter qu’Aisin, l’équipementier japonais, a également prévu de faire une démonstration de parking automatique à distance. Ce sous-traitant travaille également sur la surveillance du conducteur, afin d’arrêter automatiquement le véhicule en cas d’endormissement.